Dissolution des syndicats judiciaires au Niger : une menace pour la démocratie Politique Par Ali Mahamane - 21 août 202524 septembre 20260 Dissolution des syndicats du secteur judiciaire au Niger : une atteinte aux libertés fondamentalesL’Observatoire pour la protection des défenseur·es des droits humains dénonce sans réserve la décision des autorités nigériennes de dissoudre cinq syndicats du secteur judiciaire par cinq arrêtés ministériels signés le 7 août 2025. Cette mesure, suivie de la radiation de deux magistrats dirigeants pour avoir critiqué ces dissolutions, constitue une violation flagrante des droits syndicaux et de la séparation des pouvoirs. L’Observatoire exhorte le gouvernement du Niger à revenir immédiatement sur ces décisions illégitimes et à garantir le respect des libertés fondamentales, notamment le droit d’association et syndical, conformément aux engagements internationaux du pays.Le 7 août 2025, le ministre de l’Intérieur nigérien, le général Mohamed Toumba, a
Bamako s’insurge contre la menace de dissolution des partis politiques au Mali Politique Par Oumou Salifou - 3 mai 202524 septembre 20260 Bamako s'insurge contre la menace de dissolution des partis politiques au MaliDes centaines de citoyens maliens ont défilé samedi à Bamako pour protester contre une éventuelle dissolution des partis politiques, un scénario de plus en plus évoqué par les autorités militaires en place. Cette mobilisation, inédite depuis plusieurs années, reflète les tensions grandissantes autour du régime dirigé par le général Assimi Goïta.Les slogans « À bas la dictature ! » et « Vive la démocratie ! » ont retenti samedi au Palais de la Culture de Bamako, où des centaines de manifestants se sont rassemblés sur appel d’une coalition de partis politiques. Cette protestation, rare dans un contexte où la répression politique s’intensifie, marque un tournant dans l’histoire récente du
Mali : les autorités doivent protéger la liberté des partis politiques Politique Par Ali Mahamane - 30 avril 202524 septembre 20260 Pourquoi la dissolution des partis politiques au Mali menace les droits fondamentaux ? La récente proposition de dissoudre tous les partis politiques au Mali suscite une vive inquiétude parmi les défenseurs des droits humains. Ousmane Diallo, chercheur sur le Sahel pour Amnesty International en Afrique de l’Ouest et centrale, a alerté sur les risques majeurs que cette mesure ferait peser sur les libertés fondamentales. « Cette initiative représenterait une violation grave des droits à la liberté d’expression et d’association », a-t-il souligné. Les autorités maliennes doivent mettre fin à la répression croissante de l’espace civique et garantir le respect des droits humains pour tous, y compris les opposants, les militant·e·s et les défenseur·e·s des droits humains. Selon lui, la dissolution des partis politiques
Offensive contre la liberté de la presse au Burkina Faso Politique Par Oumou Salifou - 7 avril 202524 septembre 20260 Au Burkina Faso, les autorités ont franchi un nouveau cap dans la traque des voix dissidentes. Une liste de personnes activement recherchées a été rendue publique, incluant les noms de plusieurs journalistes et activistes burkinabè vivant actuellement en exil. Ces personnalités sont accusées d'« association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », une incrimination particulièrement lourde. Une stratégie d'intimidation contre les médias Cette initiative est largement perçue comme un outil de répression visant à réduire au silence les critiques envers le régime. En assimilant le travail d'information et le militantisme à des activités terroristes, le gouvernement accroît la pression sur les acteurs de la société civile et les professionnels des médias. Les conséquences sur la liberté d'expression Ciblage des exilés : La
Après talon au Bénin : une tentative de coup d’état déjouée relance le débat Politique Par Oumou Salifou - 27 septembre 202424 septembre 20260 après talon au Bénin : une tentative de coup d'état déjouée relance le débatL'arrestation de trois personnalités influentes au Bénin, dont un officier de haut rang et deux proches du président Patrice Talon, a mis en lumière les tensions autour de la succession politique dans ce pays d'Afrique de l'Ouest. Ces événements surviennent alors que le second mandat du chef de l'État béninois doit s'achever en 2026, ouvrant la voie à une période de transition politique délicate.les faits : une opération déjouée et des accusations gravesMercredi, le procureur de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) au Bénin a révélé l'arrestation du commandant de la Garde républicaine, Djimon Dieudonné Tévoédjrè, ainsi que celle de l'ancien ministre
Les réformes constitutionnelles au Bénin : une ère de changements profonds Politique Par Ali Mahamane - 4 novembre 201924 septembre 20260 Le 1er novembre, le Bénin a franchi une étape significative avec l'adoption en procédure d'urgence d'une nouvelle Constitution. Cette révision constitutionnelle majeure introduit des changements fondamentaux, notamment l'instauration d'un « ticket présidentiel ». Désormais, l'élection du président de la République se fera en tandem avec celle d'un vice-président, nécessitant l'obtention de la majorité absolue des suffrages exprimés lors d'un scrutin à deux tours. Au-delà des profondes modifications du système électoral, la nouvelle loi fondamentale béninoise apporte plusieurs avancées sociétales et institutionnelles. Elle supprime définitivement la peine de mort, un engagement fort en faveur des droits humains. La création de la Cour des comptes vise à renforcer la transparence et la bonne
Burkina Faso : les rouages complexes de la transition post-Compaoré Politique Par Ali Mahamane - 24 décembre 201424 septembre 20260 La caractérisation d'un coup d'État est souvent sujette à interprétation, modelée par les intérêts géopolitiques de la communauté internationale et l'assentiment des pays voisins. Dans ce contexte, la désignation de Michel Kafando comme Président de la Transition au Burkina Faso a été jugée anticonstitutionnelle. Le pays s'apprête ainsi à fonctionner, pour une période d'au moins douze mois, avec des institutions inédites, élaborées de toutes pièces. À l'image d'un assemblage méticuleux, les structures de la transition se mettent en place progressivement. Depuis l'irruption des militaires sur la scène politique, au lendemain du départ précipité de Blaise Compaoré de Kosyam, la capitale Ouagadougou