Les réformes constitutionnelles au Bénin : une ère de changements profonds
Le 1er novembre, le Bénin a franchi une étape significative avec l’adoption en procédure d’urgence d’une nouvelle Constitution. Cette révision constitutionnelle majeure introduit des changements fondamentaux, notamment l’instauration d’un « ticket présidentiel ». Désormais, l’élection du président de la République se fera en tandem avec celle d’un vice-président, nécessitant l’obtention de la majorité absolue des suffrages exprimés lors d’un scrutin à deux tours.
Au-delà des profondes modifications du système électoral, la nouvelle loi fondamentale béninoise apporte plusieurs avancées sociétales et institutionnelles. Elle supprime définitivement la peine de mort, un engagement fort en faveur des droits humains. La création de la Cour des comptes vise à renforcer la transparence et la bonne gestion des finances publiques. De plus, le texte intègre le principe de la discrimination positive au bénéfice des femmes, dans le but d’accroître leur participation et leur représentation lors des élections.
Les mandats des élus ont également été réformés. Les députés voient leur nombre de mandats limité à trois. Une disposition innovante permet aux députés qui auraient été remplacés par leur suppléant, pour diverses raisons, de retrouver leur poste. Concernant le président de la République, la limitation à deux mandats consécutifs, déjà présente dans la Constitution du 11 décembre 1990, est désormais consolidée : aucun citoyen ne pourra exercer plus de deux mandats présidentiels au cours de sa vie, garantissant ainsi une alternance politique plus rigoureuse et pérenne.