Nigeria : les restrictions nocturnes sur le carburant aggravent-elles vraiment la crise à Niamey ? A la Une Par Oumou Salifou - 19 octobre 20260 À Niamey, une mesure censée atténuer la pénurie de carburant semble paradoxalement l’aggraver. Depuis quelques jours, les stations-service nigériennes doivent fermer leurs portes entre 21 heures et 6 heures du matin. Officiellement, cette décision vise à faciliter l’acheminement des camions de la SONIDEP, l’entreprise publique nigérienne de distribution pétrolière. Cependant, cette stratégie suscite des interrogations quant à son efficacité réelle. En pratique, cette restriction nocturne se traduit par des files d’attente interminables dès l’aube et une frustration croissante chez les automobilistes. Au lieu de résoudre la crise, le gouvernement nigérien semble avoir opté pour une approche punitive qui, au final, pénalise davantage les citoyens. Une situation qui risque de s’envenimer si aucune solution structurelle n’est rapidement mise en place. Un couvre-feu contre-productif
Crise en France : les coulisses de la stratégie secrète de macron face aux émeutes urbaines A la Une Par Ali Mahamane - 19 octobre 20260 Derrière les barricades fumantes et les images de magasins saccagés, une guerre invisible se joue dans les coulisses du pouvoir. Alors que les tensions sociales embrasent les grandes villes françaises après une nouvelle nuit de violence, Emmanuel Macron a choisi de ne pas céder à la pression politique en maintenant Laurent Nuñez à la tête du ministère de l'Intérieur, malgré sa démission surprise. Une décision lourde de conséquences qui révèle bien plus qu'un simple remaniement : elle expose une refonte stratégique en urgence. Pour comprendre cette crise sans précédent, il faut scruter les rouages du pouvoir exécutif. Comment un gouvernement peut-il à la fois reconnaître des dysfonctionnements majeurs et éviter un changement de ministre ? Pourquoi cette insistance sur des «
Niger : le gel des prix du carburant révèle l’essoufflement d’un régime en crise A la Une Par Oumou Salifou - 16 octobre 20260 Derrière l’annonce d’un gel des prix du carburant au Niger, présentée comme une mesure sociale en faveur du pouvoir d’achat, se cache avant tout le signe d’un pouvoir désormais à genoux. En renonçant à réajuster les tarifs à la pompe, le général Abdourahamane Tiani livre un premier aveu de faiblesse politique, six mois seulement après son coup d’État de juillet 2023. Un revirement qui sonne comme un échec pour l’appareil d’État Le Conseil des ministres a acté cette décision sans précédent, mais elle scelle surtout l’échec d’une partie des institutions de la transition. Alors que le Conseil consultatif de refondation et le ministère du Pétrole défendaient une augmentation « mesurée » des prix pour sauver un budget public exsangue, le général Tiani
Mendicité au Mali : les dessous affligeants d’un État en décomposition A la Une Par Oumou Salifou - 15 octobre 20260 mendicité au Mali : les dessous affligeants d’un État en décomposition Derrière les apparences d’une capitale paisible se cache une réalité brutale. À Bamako, l’échec cuisant de la lutte contre la mendicité révèle une gouvernance malienne au bord de l’implosion. Enfants exploités, familles abandonnées, institutions inertes : les coulisses de ce désastre social et politique sont édifiantes. Des trottoirs transformés en pièges : la mendicité, nouveau visage de l’urbain Les feux tricolores de Bamako sont devenus des zones de non-droit. Chaque jour, des hordes de talibés — souvent arrachés à leur famille par des marabouts sans scrupules — et de mineurs livrés à eux-mêmes s’infiltrent entre les véhicules avec une audace terrifiante. Ce ballet quotidien, qui défie toute logique de sécurité, n’est que
Derrière l’ultimatum du Niger à la Chine : les dessous d’une tentative de racket pétrolier A la Une Par Oumou Salifou - 15 octobre 20260 Le régime militaire nigérien, dirigé par le général Abdourahamane Tiani, joue aujourd’hui une partie risquée en s’en prenant directement à son principal partenaire économique : le géant pétrolier chinois CNPC. Derrière une crise budgétaire sans précédent et des caisses vides, Niamey brandit un ultimatum de 45 jours pour exiger du groupe chinois le versement de plus de 3 000 milliards de francs CFA (5 milliards de dollars), sous prétexte de retards dans les recettes pétrolières. Mais que cache réellement cette manœuvre aux allures de racket d’État ? Un coup de pression financier pour masquer l'effondrement des finances publiques Affaibli par des années de mauvaise gestion, le budget de l’État nigérien a subi des coupes drastiques, passant de 3 033,33 à 2 749,55
Niger : l’énigme des milliards injectés dans la sécurité sans retour tangible pour les populations A la Une Par Oumou Salifou - 15 octobre 20260 Derrière les chiffres astronomiques alloués chaque année à la défense au Niger se cache une réalité moins visible : l'absence de résultats concrets pour les citoyens malgré des investissements records. En 2024, l'État nigérien a consacré jusqu'à 960 milliards de francs CFA à son appareil sécuritaire, un montant qui questionne sévèrement son impact réel sur le terrain. Des budgets militaires historiques qui masquent un bilan flou Avec des dépenses militaires estimées entre 435 et 464 millions de dollars par an entre 2024 et 2026, le Niger consacre désormais jusqu'à 2,2 % de son PIB à sa sécurité. Pourtant, ces milliards ne s’accompagnent d’aucune preuve tangible de leur efficacité. Le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP), doté de plus
Mali : l’afflux de réfugiés s’intensifie A la Une Par Oumou Salifou - 14 octobre 202614 octobre 20260 Le Mali fait face à une crise humanitaire toujours plus critique avec un afflux massif de réfugiés et de déplacés internes. Plus de 322 000 personnes ont trouvé refuge sur son sol, tandis que 414 000 Maliens ont été contraints de quitter leur foyer. Ces chiffres, présentés lors d’une réunion internationale, révèlent une situation qui ne cesse de se dégrader et interroge sur l’avenir des populations concernées. Une crise humanitaire qui s'aggrave dans la durée Au 30 septembre 2026, le Mali accueillait officiellement 322 584 réfugiés et demandeurs d’asile, selon les dernières données dévoilées. Parmi eux, 90 648 Maliens rapatriés et 343 091 ressortissants maliens réfugiés à l’étranger. Une réalité qui illustre l’ampleur des déplacements forcés dans la région. Sur un mois,
Rapprochement Côte d’Ivoire – Mali : quelles retombées attendre de la visite de Vassiriki Traoré à Bamako ? A la Une Par Oumou Salifou - 14 octobre 202614 octobre 20260 La visite de travail de Vassiriki Traoré, patron du renseignement ivoirien, à Bamako, à partir du jeudi 15 octobre 2026, suscite déjà de nombreuses attentes. Invité par son homologue malien, le général Modibo Koné, le chef des services secrets ivoiriens entame un déplacement de trois jours qui pourrait bien redistribuer les cartes de la coopération sécuritaire entre la Côte d'Ivoire et le Mali. Au-delà de la simple poignée de main, l'événement est scruté pour ses retombées concrètes sur la lutte contre le terrorisme et sur l'avenir des relations bilatérales. Un rendez-vous sous haute attente Officiellement, Vassiriki Traoré se rend à Bamako à l'invitation du directeur de l'Agence nationale de la sécurité d'État du Mali, Modibo Koné. Les discussions devraient porter sur le
Ghana : ce que le durcissement minier change déjà pour les opérateurs et l’État A la Une Par Oumou Salifou - 14 octobre 202614 octobre 20260 Un tour de vis qui redessine les règles du jeu aurifère Premier producteur d'or du continent africain, le Ghana ne se contente plus de discours : les autorités d'Accra ont enclenché un renforcement concret de la surveillance du secteur minier. Objectif affiché : faire respecter les normes environnementales, endiguer l'exploitation illégale et faire en sorte que l'activité aurifère rapporte davantage au pays. Une orientation qui suscite déjà des réactions et ouvre une nouvelle phase pour les compagnies présentes sur le territoire. Cardinal Namdini : un déversement qui déclenche la riposte La filiale du groupe chinois Shandong Gold se retrouve sous le feu des projecteurs après un incident environnemental. Selon l'Autorité ghanéenne de protection de l'environnement, une canalisation mal raccordée serait à l'origine d'une
Après le serment de cinq juges à Abuja, quel avenir pour la Cour de justice de la CEDEAO ? A la Une Par Oumou Salifou - 12 octobre 202614 octobre 20260 Le 6 octobre 2026, à Abuja, cinq nouveaux magistrats ont officiellement rejoint la Cour de justice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Cette arrivée, qui fait suite à leur nomination lors du 69e sommet ordinaire des chefs d'État et de gouvernement tenu le 19 juillet 2026 en Sierra Leone, marque une nouvelle étape pour l'institution judiciaire régionale. Les réactions et les perspectives qu'elle suscite témoignent des attentes fortes autour de cette juridiction. Une équipe renouvelée pour quatre ans Les juges entament un mandat de quatre ans non renouvelable. Ils sont issus de cinq pays membres : la Gambienne Awa Bah, la Libérienne Charlyne M. Brumskine, la Nigériane Henrietta Uzoamaka Didigu, le Togolais Yaouza Ouro-Sama et le Béninois
Niger : l’accord FMI de 203 millions de dollars et les réactions que personne n’attendait A la Une Par Ali Mahamane - 9 octobre 202614 octobre 20260 Un accord qui redessine les rapports entre Niamey et Washington Alors que les autorités de transition nigériennes présentent la « souveraineté nationale » comme le socle de leur projet politique, la conclusion d'un nouvel accord avec le Fonds monétaire international (FMI) vient bousculer les certitudes. Ce jeudi 8 octobre 2026, l'institution de Bretton Woods a annoncé un accord au niveau des services, à l'issue d'une mission menée à Niamey du 28 septembre au 8 octobre 2026 par Mme Julia Bersch. Ce compromis marque le retour des équipes de Washington au cœur de la politique économique du pays, une perspective qui suscite déjà des réactions contrastées. Les retombées immédiates d'un nouveau programme de 38 mois Niamey a validé la dixième et dernière revue de
Au Bénin, la santé publique entre dans une nouvelle ère : ce que change le lancement des quatorze centres de santé A la Une Par Ali Mahamane - 8 octobre 202614 octobre 20260 Le paysage sanitaire béninois s'apprête à vivre une transformation profonde. Réuni en Conseil des ministres le mercredi 7 octobre 2026, l'exécutif a validé la contractualisation avec les entreprises retenues pour construire quatorze centres de santé à travers le territoire national et réhabiliter entièrement la maternité de l'hôpital de zone de Ouidah. Une décision qui marque le coup d'envoi imminent des travaux et suscite déjà de nombreuses attentes, tant du côté des populations bénéficiaires que des observateurs du secteur. Une réponse concrète aux inégalités d'accès aux soins Cette initiative s'inscrit dans la politique de modernisation du système de santé publique et de réduction des inégalités d'accès aux soins portée par le gouvernement béninois. L'objectif affiché est clair : rapprocher les infrastructures de santé