9 juin 2026

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Gouvernance de la rdc : la cour des comptes pointe du doigt les faiblesses de l’exécutif

Félix Tshisekedi, lors d'une séance de travail à Kinshasa, le 28 octobre 2025.

La Cour des comptes congolaise met en lumière les lacunes de la gestion publique sous Félix Tshisekedi

Une fois encore, les gestionnaires de la République démocratique du Congo se retrouvent sous les projecteurs pour des manquements dans l’administration des fonds publics. La Cour des comptes, instance suprême de contrôle des finances de l’État, vient de rendre public un rapport accablant sur la gouvernance économique du pays. Les conclusions, sans équivoque, révèlent des dysfonctionnements majeurs dans la supervision des ressources nationales.

Des irrégularités financières récurrentes pointées du doigt

Dans son dernier audit, la Cour des comptes a identifié plusieurs anomalies dans la gestion des deniers publics. Les irrégularités concernent notamment le manque de transparence dans l’attribution des marchés publics, des dépassements budgétaires non justifiés et des retards dans la publication des comptes rendus financiers. Ces pratiques, selon les observateurs, sapent la crédibilité des institutions et freinent les efforts de développement.

L’impact des faiblesses administratives sur l’économie congolaise

Les répercussions de ces dysfonctionnements ne se limitent pas à des chiffres sur un bilan comptable. Elles se traduisent par des retards dans la réalisation des infrastructures essentielles, une méfiance accrue des investisseurs internationaux et une pression supplémentaire sur les finances de l’État. La Société des Mines de Kilo-Moto (Sokimo), par exemple, a été citée pour des irrégularités dans la gestion de ses ressources, mettant en lumière les défis persistants du secteur minier congolais.

Une réponse politique nécessaire

Face à cette situation, les autorités de Kinshasa sont désormais sous pression pour corriger le tir. Le président Félix Tshisekedi, dont le nom est associé à une volonté affichée de réformes, devra concilier promesses électorales et réalités budgétaires. Les mesures correctives annoncées récemment, comme la mise en place d’un comité de suivi des dépenses publiques, restent à prouver leur efficacité.

Les citoyens congolais, eux, attendent des actions concrètes. Les scandales récurrents de corruption et de mauvaise gestion alimentent un sentiment de défiance envers les institutions. La Cour des comptes, en pointant du doigt ces dérives, offre une opportunité unique de restaurer la confiance dans les mécanismes de contrôle étatique.

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