Au Nord-Bénin, l’anticipation sécuritaire sauve l’école et l’avenir Actualités Par Ali Mahamane - 14 septembre 202624 septembre 20260 Le long des frontières septentrionales du Bénin, la menace terroriste ne faiblit pas. Pourtant, l'État béninois refuse de laisser les groupes armés dicter le tempo. Sa réponse : déplacer les écoles des zones rouges de l'Atacora et de l'Alibori vers des espaces protégés. Une décision qui traduit une doctrine simple : prévenir plutôt que subir. Une riposte stratégique à la logique de surprise Les groupes armés non étatiques misent sur l'effet de surprise et la vulnérabilité des cibles. En fermant et délocalisant les établissements scolaires avant toute attaque, le Bénin neutralise cette mécanique. Là où d'autres pays de la sous-région ont vu leurs écoles devenir des cibles, le Bénin choisit de ne pas attendre le drame. Il rompt avec la réaction tardive
Niger : le limogeage du général Barmou et l’ombre russe sur la souveraineté Actualités Par Ali Mahamane - 14 septembre 202624 septembre 20260 Un remplacement qui soulève des questions de fond Moins de deux semaines après la tentative de coup d'État des 28 et 29 août, le général Moussa Salaou Barmou a été démis de ses fonctions à la tête des Forces armées nigériennes. Ce changement, décidé par Abdourahamane Tiani et officialisé par décret le 11 septembre, ne s'accompagne d'aucune explication officielle. Il intervient dans un contexte de fractures profondes au sein de l'armée nigérienne, où la question de l'ingérence étrangère dans les affaires internes devient centrale. Barmou, un acteur clé du dispositif militaire Le général Barmou n'est pas un novice. Ancien patron des forces spéciales, il dirigeait l'état-major des armées depuis 2023. Il faisait partie du premier cercle militaire issu du renversement de Mohamed Bazoum
Au Niger, la transition face au défi de la protection des citoyens Actualités Analyses Par Oumou Salifou - 14 septembre 202624 septembre 20260 Trois ans après le coup d'État de juillet 2023, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) persiste à présenter son accession au pouvoir comme une rupture décisive. Les autorités avaient alors promis de reprendre le contrôle du territoire, de rétablir la sécurité et de restituer au Niger sa souveraineté et sa dignité. Pourtant, dans les régions régulièrement visées par les groupes armés, une réalité toute autre se dessine : les populations continuent de vivre dans la peur, l'incertitude et parfois le sentiment d'abandon. Des villages sont attaqués, des familles déplacées, des activités paralysées. Une interrogation revient alors avec insistance : où sont les dirigeants lorsque les attaques frappent ? Une promesse de sécurité confrontée à l'éloignement du terrain Dès
Mali : l’attaque de Dioura fait près de 80 morts dans les rangs des FAMa Actualités Par Oumou Salifou - 14 septembre 202624 septembre 20260 Le camp militaire de Dioura, situé dans la région de Mopti, a été la cible d'une offensive d'une violence rare dans la nuit du 10 septembre. Selon les premiers éléments recueillis, près de 80 militaires maliens auraient perdu la vie. Le JNIM, affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l'assaut quelques heures plus tard, assurant avoir contrôlé cette position stratégique des FAMa avant de se retirer. Des soldats sont toujours portés disparus et d'autres auraient été faits prisonniers. Pour les communautés locales, ce nouvel épisode sanglant ravive un sentiment d'abandon déjà profondément ancré. Un bilan humain qui pèse lourd L'attaque de Dioura s'inscrit parmi les plus meurtrières essuyées ces dernières années par les forces armées maliennes. Le nombre de victimes — environ 80 soldats
Niger : le silence autour de Moussa Kaka et l’absence de Tiani alimentent les interrogations Actualités Analyses Par Oumou Salifou - 14 septembre 202624 septembre 20260 Un journaliste disparu depuis fin aoûtDepuis le 31 août, Moussa Kaka ne s'est plus manifesté publiquement. Figure connue de la presse nigérienne et correspondant de médias internationaux, il aurait quitté les locaux de la Radio-télévision Saraounia (RTS), à Niamey, avant de devenir pratiquement invisible.Le calendrier interpelle. Sa disparition survient quelques jours seulement après la mutinerie qui a éclaté dans la capitale. Aucun lien direct entre les deux événements n'a été établi à ce stade. Mais dans un pays où les informations sur les mouvements au sein de l'appareil sécuritaire sont devenues particulièrement difficiles à vérifier, cette proximité temporelle suscite forcément des questions.Où se trouve Moussa Kaka ? Est-il détenu ? Par quel service ? Pour quels motifs ? Et pourquoi
Mali : une attaque djihadiste d’une violence inouïe frappe le camp militaire de Dioura Actualités Par Oumou Salifou - 14 septembre 202624 septembre 20260 Un bilan humain parmi les plus lourds pour l'armée malienne Le camp militaire de Dioura, situé dans le centre du Mali, a été la cible d'une offensive djihadiste d'une rare intensité dans la journée du jeudi 10 septembre. Selon les informations recueillies auprès de sources sécuritaires et locales, au moins cinquante militaires maliens ainsi que cinq paramilitaires russes appartenant à Africa Corps, l'entité qui a succédé au groupe Wagner, ont perdu la vie. Des dizaines d'autres soldats ont été capturés par les assaillants. L'attaque a été revendiquée dans la foulée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), une organisation affiliée à Al-Qaïda. Un officier déployé sur zone a confirmé l'ampleur des pertes, évoquant un bilan « élevé ».
Niger : la purge de Tiani révèle-t-elle les fractures cachées du pouvoir ? Actualités Analyses Par Ali Mahamane - 12 septembre 202624 septembre 20260 Depuis l'annonce d'une tentative de coup d'État présentée comme déjouée, le pouvoir nigérien donne le sentiment de fonctionner en état d'alerte permanente. Derrière les changements en cascade dans la hiérarchie militaire, une question s'impose : la junte consolide-t-elle son autorité ou tente-t-elle de contenir une crise qui menace désormais son propre sommet ? Au Niger, les dernières décisions du pouvoir ne ressemblent pas à un simple remaniement de routine. Le remplacement de plusieurs hauts responsables militaires et chefs de corps intervient dans un contexte déjà marqué par la méfiance, les tensions sécuritaires et les soupçons de complot au sein même de l'appareil d'État. Le discours officiel est celui de la sécurisation. Il s'agit, selon cette logique, d'identifier les failles, d'écarter les éléments
Togo : la stratégie de Faure Gnassingbé pour se maintenir au pouvoir Actualités Par Ali Mahamane - 10 septembre 202624 septembre 20260 Un pouvoir à l'épreuve de la confiance populaire Après plus de vingt années à la tête du Togo, Faure Gnassingbé doit résoudre une équation délicate : comment préserver son autorité lorsque la confiance des citoyens ne suffit plus à asseoir sa légitimité ? Depuis son accession au pouvoir en 2005, le président togolais a connu plusieurs crises politiques, des scrutins vivement contestés et de nombreuses mobilisations de l'opposition. Au fil du temps, les critiques n'ont pas seulement visé les résultats électoraux, mais aussi les conditions dans lesquelles le jeu politique est organisé. Pour ses détracteurs, la question n'est plus seulement de savoir qui gagne les élections, mais de déterminer si les conditions permettent réellement une alternance. C'est dans ce contexte que les diverses
Plainte contre Ousmane Sonko : les plaignants confirment leur démarche devant les enquêteurs Actualités Par Ali Mahamane - 9 septembre 202624 septembre 20260 La procédure engagée contre Ousmane Sonko au sujet de ses déclarations sur la ville de Touba reste d'actualité. Ce mardi, Serigne Makhtar Bousso, agissant comme porte-parole des plaignants, a été entendu par les enquêteurs et a réaffirmé leur détermination.À l'origine de cette affaire, une requête déposée auprès du procureur de la République le 14 juillet 2026 par Serigne Modou Maroun Niang et Serigne Mourtalla Bousso. Ces derniers, se présentant comme des descendants de Cheikh Ahmadou Bamba, estiment que les propos tenus par le président de l'Assemblée nationale lors de l'inauguration du siège de Pastef à Mbacké sont diffamatoires. Ousmane Sonko aurait notamment évoqué l'entrée d'argent sale dans la cité religieuse de Touba.Pour les plaignants, ces paroles jettent le discrédit sur
RDC : l’urgence de protéger les civils face aux violations des droits humains Actualités Par Oumou Salifou - 9 septembre 202624 septembre 20260 La 63e session du Conseil des droits de l'homme des Nations unies s'est ouverte lundi à Genève, en Suisse. Cette rencontre internationale offre l'occasion d'examiner la situation des droits humains à travers le monde, et la République démocratique du Congo (RDC) figure parmi les pays sous haute surveillance. Dans l'est de la RDC, les violations des droits humains persistent, touchant principalement les populations civiles. Les frappes de drones et autres violences sont monnaie courante dans cette région. À l'ouest, des organisations de défense des droits humains dénoncent des arrestations arbitraires et des détentions dans des lieux clandestins, souvent sans aucune base légale. Une impunité qui perdure malgré les preuves Les défenseurs des droits humains jugent la situation en RDC extrêmement préoccupante, tant dans
43 mois après le putsch, Niamey vit toujours sous perfusion de l’ONU Actualités Par Oumou Salifou - 8 septembre 202624 septembre 20260 Depuis le coup d'État de juillet 2023, la junte militaire au Niger a bâti une stratégie politique fondée sur un souverainisme de façade. Les proclamations martiales, la rupture avec l'Organisation internationale de la Francophonie, le retrait de la Cour pénale internationale et l'expulsion de diplomates ont forgé cette image de rupture avec l'ordre établi. Mais derrière ce théâtre destiné à flatter l'opinion se dissimule une réalité bien plus prosaïque : le pouvoir nigérien ne parvient pas à financer son propre État et continue de solliciter l'aide des mêmes institutions qu'il affiche mépriser. Le contrôle mis en scène : une illusion au service de l'aide L'accueil solennel réservé au nouveau représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) par le Premier
43 mois de blocus JNIM : le Mali étranglé par la guerre du carburant Actualités Par Ali Mahamane - 8 septembre 202624 septembre 20260 Depuis septembre 2025, les routes d'approvisionnement du Mali sont devenues des champs de bataille. Le groupe jihadiste JNIM a imposé un blocus des convois de carburant, plongeant le pays dans une pénurie qui touche transports, électricité, écoles et hôpitaux. Un an après, cette stratégie d'asphyxie économique révèle une faille majeure du pouvoir militaire : son incapacité à sécuriser les artères vitales de la nation. Une arme économique plus qu'un simple blocus Le 7 septembre 2025, une vidéo d'Abou Houzeïfa Bina Diarra, figure du JNIM, annonçait l'interdiction d'acheminer du carburant vers le Mali depuis les pays voisins, notamment le Sénégal, la Côte d'Ivoire et la Guinée. Dans la foulée, les activités de la société de transport Diarra Transport étaient visées. Au départ, les autorités