Sénégal : sonko rejette les pressions sur l’homosexualité au nom de la souveraineté
Sénégal : sonko rejette les pressions sur l’homosexualité au nom de la souveraineté
Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a affirmé, lors d’une intervention remarquée devant les députés, que les tentatives d’influence occidentale sur la question de l’homosexualité relevaient d’une « tyrannie culturelle ». Face aux critiques internationales, il a réaffirmé avec fermeté la légitimité de la nouvelle législation sénégalaise.

une loi renforcée sous pression politique
Adoptée début mars 2026, la réforme du code pénal sénégalais alourdit significativement les sanctions contre les relations homosexuelles. Désormais, les peines encourues peuvent atteindre dix ans de prison, contre cinq auparavant. Promulguée le 31 mars par le président Bassirou Diomaye Faye, cette mesure illustre une volonté claire de résister aux exigences extérieures.
Lors de son discours, Ousmane Sonko n’a laissé aucune ambiguïté : « Aucun moratoire ne sera envisagé. Cette loi est l’expression de notre souveraineté et de nos valeurs. »
un débat ancré dans les réalités locales
Dans un pays où l’islam constitue un pilier de l’identité nationale, les questions sociétales comme l’homosexualité restent profondément clivantes. Si des organisations de défense des droits humains dénoncent une régression, une partie de la population et des responsables politiques y voient le reflet des convictions religieuses et culturelles du Sénégal.
Le gouvernement, quant à lui, insiste sur le respect de l’autonomie décisionnelle du pays, malgré les condamnations venues de l’étranger. « Nous ne céderons pas aux diktats d’un Occident qui cherche à imposer ses normes », a martelé Sonko, soulignant que la majorité des Sénégalais soutenaient cette orientation.