Assemblée nationale : une députée de l’APR critique le Premier ministre Ousmane Sonko
Une figure de l’APR s’en prend au Premier ministre sénégalais
Maïmouna Sène, ancienne députée et membre du Secrétariat exécutif national de l’Alliance Pour la République (APR), a vivement reproché au Premier ministre Ousmane Sonko son approche selon elle trop orientée vers le populisme judiciaire. Dans un discours marqué par une rare fermeté, elle a pointé du doigt des dérives politiques qui, selon elle, détournent l’attention des véritables enjeux du Sénégal.
S’exprimant lors d’une session parlementaire, la responsable politique a souligné que la reddition des comptes ne devrait pas devenir un outil de communication pour masquer les lacunes de l’action gouvernementale. Pour Maïmouna Sène, les priorités du pays se résument à trois défis majeurs : la relance économique, la création d’emplois et la maîtrise de l’inflation.
Des accusations de « chasse aux sorcières »
La députée a vivement critiqué la stratégie adoptée par Ousmane Sonko, qu’elle qualifie de « diversion permanente ». Selon elle, cette méthode ne fait que nourrir les tensions politiques au lieu de répondre aux attentes concrètes des citoyens. « Le peuple sénégalais attend des résultats tangibles, pas une accumulation de procédures judiciaires destinées à affaiblir l’opposition », a-t-elle martelé.
Maïmouna Sène a appelé le Premier ministre à recentrer son action sur l’essentiel : stabiliser l’économie et redynamiser le marché du travail. Elle a lancé un appel solennel : « Si des preuves existent, qu’elles soient soumises aux tribunaux de manière transparente. Mais ne transformez pas la justice en instrument de règlement de comptes politique. »
Un appel à la responsabilité gouvernementale
L’ancienne parlementaire a exhorté le gouvernement à appliquer le principe de transparence en interne avant de pointer du doigt les autres forces politiques. Dans un ton sans équivoque, elle a déclaré : « Commencez par balayer devant votre porte avant de critiquer les autres. Les Sénégalais méritent mieux que des polémiques stériles. »
En conclusion, Maïmouna Sène a réaffirmé son attachement à une démocratie apaisée, où les débats politiques servent l’intérêt général plutôt que des calculs partisans. Son intervention a résonné comme un rappel à l’ordre pour une classe politique qu’elle juge parfois trop éloignée des réalités du terrain.