Sonko assume la loi anti-homosexualité au Sénégal : quelles conséquences pour le pays ?
Le Premier ministre Sonko maintient une ligne ferme sur la législation controversée
Lors d’une séance houleuse à l’Assemblée nationale, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a réaffirmé sans ambiguïté la position de son gouvernement face aux critiques internes et internationales. Interrogé sur la récente loi alourdissant les peines pour les relations homosexuelles, il a catégoriquement refusé toute remise en cause du texte, malgré les appels au sursis lancés par des intellectuels africains dès le 18 mai.
Une justice appelée à appliquer strictement la loi
Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de lutter contre « l’expansion » de l’homosexualité au Sénégal, exigeant une application « intégrale et impartiale » de la législation. Il a mis en garde contre toute indulgence, évoquant explicitement la traque des « grands responsables » du phénomène, comme en témoignent les récentes arrestations de personnalités liées à son entourage politique.
Le Sénégal face aux pressions étrangères
En réponse aux condamnations venues de l’étranger, le chef du gouvernement a balayé d’un revers de main les critiques occidentales, pointant du doigt Paris avec une pointe de sarcasme. Pour lui, l’homosexualité relève d’un choix individuel des pays concernés, mais pas d’une norme à imposer au monde. « Leur problème, pas le nôtre », a-t-il lancé, avant d’ajouter que le Sénégal ne se laissera pas dicter sa conduite.
Son discours a pris une tonalité encore plus combative lorsqu’il a évoqué la possibilité d’un durcissement de la loi. « Si une aggravation des sanctions s’avère nécessaire, elle sera adoptée », a-t-il prévenu, sous les applaudissements de l’hémicycle.