Sénégal : sonko fustige l’influence occidentale sur l’homosexualité Politique Par Oumou Salifou - 22 mai 202624 septembre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture3 min×1 Sénégal : sonko fustige l’influence occidentale sur l’homosexualité Le Premier ministre sénégalais a défendu, lors d’une intervention parlementaire, la récente législation renforçant les sanctions contre les relations homosexuelles. Une position ferme qui s’inscrit dans un rejet catégorique des pressions extérieures en faveur d’un assouplissement des mesures. Un discours sans équivoque face aux critiques internationales Lors de son allocution devant les députés, Ousmane Sonko a vivement critiqué ce qu’il qualifie d’ingérence occidentale dans les affaires internes du Sénégal. Le chef du gouvernement a mis en garde contre une tentative d’imposition de valeurs étrangères, qualifiant cette dynamique de « tyrannie ». « Malgré nos huit milliards d’habitants, une minorité de pays occidentaux, grâce à leur poids économique et médiatique, cherche à dicter nos choix sociétaux », a-t-il déclaré avec fermeté. Une loi qui durcit le ton contre l’homosexualité Le 31 mars dernier, le président Bassirou Diomaye Faye a promulgué une nouvelle législation alourdissant les peines encourues pour les relations homosexuelles. Désormais, les contrevenants risquent jusqu’à dix ans de prison, contre cinq auparavant. Cette décision, immédiatement appliquée, a suscité des réactions contrastées sur la scène internationale. Face à ces critiques, Ousmane Sonko a réaffirmé la position du gouvernement : aucun moratoire ne sera envisagé. Le cabinet exécutif défend cette mesure au nom de la souveraineté nationale et des valeurs culturelles sénégalaises, majoritairement ancrées dans l’islam. Un sujet au cœur des tensions sociétales Au Sénégal, où l’islam est la religion majoritaire, les questions liées à l’homosexualité restent un sujet ultra-sensible. Cette loi, saluée par une partie de la population et des leaders religieux, cristallise les débats entre progressistes et conservateurs. Tandis que les défenseurs des droits humains dénoncent une régression, ses partisans y voient une protection des traditions locales face à une mondialisation perçue comme menaçante. Le gouvernement, lui, assume pleinement sa démarche, insistant sur le caractère non négociable de cette législation. Une position qui s’inscrit dans une volonté affirmée de préserver l’identité nationale face aux influences extérieures. Par Oumou Salifou — Grand reporter Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)PolitiqueTous les articles