Sénat du Bénin : Sehouéto prône un dialogue sans préjugés
Sénat du Bénin : Sehouéto prône un dialogue sans préjugés
Lors d’une rencontre dédiée à l’État de droit et à l’alternance politique en Afrique, organisée à Cotonou, la création du Sénat a été au cœur des échanges. L’événement, qui s’est tenu en août 2026, a vu Lazare Maurice Sehouéto, ancien ministre et député, défendre avec conviction le rôle central de cette nouvelle institution dans le renforcement de la démocratie béninoise.
Un outil indispensable pour la stabilité politique
Intervenant en tant qu’expert lors de ce débat, Lazare Maurice Sehouéto a présenté le Sénat comme un levier essentiel pour consolider les institutions démocratiques et réguler le paysage politique. Face aux interrogations soulevées par certains acteurs sur les prérogatives de cette chambre haute, il a appelé à une analyse fondée sur les textes légaux plutôt que sur des craintes infondées.
« Le bicamérisme n’est pas une nouveauté en Afrique », a-t-il souligné, rappelant que plusieurs pays du continent ont adopté cette structure pour renforcer leur stabilité institutionnelle après des périodes de turbulence.
Des modèles inspirants pour justifier la démarche
Pour appuyer son argumentaire, l’ancien parlementaire a cité des exemples concrets de nations ayant instauré un système bicaméral :
- La France : La création de la Cinquième République en 1958, en réponse à l’instabilité ministérielle des régimes précédents, a permis de stabiliser les institutions.
- L’Allemagne : Après la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne a structuré des garde-fous institutionnels pour préserver l’État de droit et éviter toute dérive autoritaire.
Ces références historiques, selon lui, démontrent que le Sénat béninois s’inscrit dans une dynamique régionale et internationale de renforcement des démocraties.
Un appel à la raison et à l’unité nationale
Lazare Maurice Sehouéto a vivement encouragé les acteurs politiques et la société civile à éviter les jugements hâtifs sur cette institution naissante. Pour lui, le Sénat a pour mission de pacifier le débat politique, de favoriser l’unité nationale et de sécuriser les perspectives de développement du pays.
« Il est temps de dépasser les préjugés et d’engager des discussions objectives, basées sur des faits et non sur des suppositions », a-t-il insisté. Une démarche qu’il juge indispensable pour bâtir un avenir politique apaisé au Bénin.