Contester un président gabonais sans manquer de respect à sa famille
Des dirigeants politiques gabonais s’élèvent contre les attaques personnelles
Une coalition de figures politiques gabonaises a dénoncé, lors d’une conférence de presse tenue à Libreville, les attaques verbales proférées récemment par certains activistes de la diaspora. Ces critiques, jugées excessives et insultantes, visaient directement le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ainsi que des membres de sa famille.
David Mbadinga, président de l’Union des patriotes gabonais loyalistes (UPGL) et porte-parole du collectif, a rappelé une évidence : « On peut contester un Président sans insulter sa mère ». Il était accompagné de Florentin Moussavou (Conscience et action citoyenne – CAC) et Paskhal Nkoulou (Bloc démocratique populaire – BDP), qui ont réaffirmé leur opposition aux attaques personnelles dans le débat politique.
Un appel à la dignité dans le débat public
Pour ces responsables, les propos tenus par certains activistes, notamment ceux de Landry Mbeng, alias « Lanlaire », vivant en Suisse, portent atteinte à l’honneur des institutions gabonaises. Landry Mbeng s’est particulièrement illustré ces derniers jours par des critiques virulentes, ciblant non seulement le chef de l’État, mais aussi sa mère et la Première Dame, Zita Oligui Nguema. Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux ont amplifié la polémique.
Les leaders politiques ont souligné que de telles attaques ne reflètent pas la maturité attendue dans un débat démocratique. « Quand le débat politique gabonais se transforme en une arène d’invectives et d’humiliations, c’est toute l’image du Gabon qui en pâtit », a expliqué David Mbadinga.
Un mois d’août pour renforcer l’unité nationale
À l’approche du mois d’août, période symbolique pour la Nation gabonaise, les responsables politiques ont lancé un appel à la modération. Ils ont invité chaque citoyen à célébrer les valeurs de paix, de cohésion et de respect mutuel. « Ce mois-ci, plus que jamais, chacun doit réaffirmer son attachement à la République et à ses principes », ont-ils déclaré.
Le collectif a rappelé que la contestation politique, bien que légitime, doit s’exercer dans le cadre du respect de la dignité humaine et de l’image du pays. Une position qui vise à dissuader les excès et à promouvoir un dialogue constructif, même dans les périodes de tension politique.