Alex nguepi dénonce le tribalisme et exalte l’esprit bâtisseur au Cameroun
Alex Nguepi dénonce le tribalisme et exalte l’esprit bâtisseur au Cameroun
Dans une tribune percutante, l’intellectuel camerounais Alex Nguepi interpelle ses compatriotes sur l’usage politique du tribalisme, qu’il juge responsable des blocages économiques du pays.
Le Cameroun face à ses propres contradictions économiques
Alex Nguepi lance un pavé dans la mare en affirmant que le tribalisme au Cameroun sert souvent de paravent aux échecs économiques du pays. Pour lui, les Camerounais qui ont choisi d’investir dans l’immobilier, les entreprises ou l’industrie n’ont aucune justification à fournir face à ceux qui restent en retrait.
« Les Bamileke n’ont pas à se justifier d’être propriétaires de terrains ou d’entreprises à Douala, Yaoundé ou ailleurs », martèle-t-il. Le Cameroun, insiste-t-il, n’est la propriété exclusive d’aucune ethnie. Il appartient à l’ensemble des Camerounais, sans distinction de région ou de communauté.
Les grandes villes du pays, rappelle-t-il, sont le fruit d’un travail collectif : « Douala et Yaoundé n’ont pas été bâties par une seule ethnie, mais par des millions de Camerounais venus de toutes les régions, unis par leur contribution fiscale et leur labeur. »
L’épargne et l’investissement, piliers d’une réussite collective
Selon Alex Nguepi, certaines communautés camerounaises, comme les Bamileke, ont développé une culture de l’épargne et de l’investissement qui contraste avec les comportements consuméristes d’autres groupes. Pendant que certains dépensent sans compter, d’autres accumulent pour bâtir un avenir durable.
Le rêve des jeunes de l’Ouest du Cameroun n’est pas de se contenter d’un héritage familial, mais de construire leur propre patrimoine. C’est pourquoi ils achètent des terrains, lancent des entreprises et créent des emplois là où les opportunités se présentent. « Leur ambition n’a rien à voir avec une quelconque revendication ethnique, mais avec une volonté farouche de progresser », souligne-t-il.
Pour Nguepi, transformer la réussite économique d’une communauté en problème politique relève de la manipulation. Les entrepreneurs camerounais, qu’ils soient du Nord, du Sud, de l’Est ou de l’Ouest, n’ont de comptes à rendre à personne pour leurs investissements.
Le tribalisme, arme des régimes en difficulté
L’intellectuel camerounais dénonce une stratégie récurrente : celle des « marchands de haine » qui, face à des crises économiques ou sociales, agitent le spectre tribal pour détourner l’attention des populations. « Quand l’économie va mal, quand le chômage explose ou quand la pauvreté progresse, les responsables politiques ressortent toujours les mêmes vieilles recettes : la division ethnique et l’autochtonie. »
Cette méthode, selon lui, est typique des régimes en fin de cycle, incapables de proposer des solutions concrètes à leurs concitoyens. « Le Cameroun n’a pas besoin de tribalistes, mais de bâtisseurs », insiste-t-il. Le pays a besoin de citoyens qui investissent, créent des richesses et génèrent des emplois, plutôt que de ceux qui attisent les tensions communautaires.
« Une nation se construit grâce aux entrepreneurs, aux agriculteurs, aux industriels et aux travailleurs, pas grâce aux discours de division ou à la jalousie », rappelle-t-il. Pour Alex Nguepi, l’avenir du Cameroun appartient à ceux qui œuvrent pour son développement, et non à ceux qui s’acharnent à le diviser.
Son message est clair : « Que chacun construise, que chacun investisse, que chacun crée de la richesse. C’est ainsi que le Cameroun avancera. »
Et de conclure, prophétique : « Les semeurs de division finiront dans les poubelles de l’histoire, tandis que les bâtisseurs écriront l’avenir de la nation. »
Alex Nguepi