Continuité de l’État : l’UDC exige des mesures pour l’absence de Paul Biya
L’Union démocratique du Cameroun exige des garanties institutionnelles face à l’absence prolongée du président
L’Union démocratique du Cameroun (UDC) a récemment interpellé les autorités sur la nécessité de renforcer les mécanismes assurant la continuité de l’État, alors que le président Paul Biya séjourne toujours à l’étranger depuis plus d’un mois. Dans un communiqué rendu public le 18 juillet 2026, le parti politique a souligné l’importance de disposer de règles transparentes et solides pour garantir la stabilité institutionnelle, sans pour autant remettre en cause la légitimité du chef de l’État.
Un appel à clarifier les dispositifs constitutionnels
L’UDC a rappelé dans son communiqué que l’absence prolongée d’un président en exercice ne constitue pas automatiquement une vacance de la présidence. Cependant, elle a pointé du doigt les interrogations suscitées par cette situation quant à l’exercice effectif des fonctions présidentielles et aux procédures à appliquer en cas d’empêchement temporaire.
Le parti a salué la réintroduction récente de la fonction de vice-président au Cameroun, une réforme constitutionnelle entrée en vigueur le 14 avril 2026. Toutefois, il a estimé que ce dispositif devait être complété par des mesures concrètes, notamment :
- Un encadrement strict des absences prolongées du chef de l’État ;
- Une communication régulière à la Nation et au Parlement sur la situation ;
- La possibilité de déléguer officiellement certaines prérogatives présidentielles ;
- Une procédure indépendante et impartiale pour constater un éventuel empêchement.
Stabilité nationale et confiance des citoyens au cœur des préoccupations
L’Union démocratique du Cameroun a conclu son communiqué en invitant les autorités compétentes à apporter les éclaircissements nécessaires sur la continuité effective de l’État. Le parti a également appelé l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à engager une réflexion collective pour renforcer durablement le cadre constitutionnel, dans l’intérêt supérieur de la Nation et de la confiance des citoyens.
Rappelons que le président Paul Biya a quitté Yaoundé le 7 juin 2026 pour un séjour privé en Suisse. Plus d’un mois après, il réside toujours à Genève, une situation qui suscite des réactions au sein de l’opposition et de la société civile camerounaise.