Usine de Bangou : un pas de géant pour l’industrie agroalimentaire camerounaise
Usine de Bangou : un pas de géant pour l’industrie agroalimentaire camerounaise
Une nouvelle page s’écrit pour l’économie camerounaise avec l’inauguration de l’usine de transformation agroalimentaire de Bangou, située dans le Département des Hauts-Plateaux, en Région de l’Ouest. Ce projet ambitieux, porté par la société META INVEST, marque un tournant décisif dans la valorisation des ressources locales.
L’événement a réuni, sous un même toit, le Ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, Gabriel Mbairobe, ainsi qu’une foule d’autorités administratives, d’opérateurs économiques et de citoyens venus célébrer cette étape clé pour la région.
Une infrastructure au service de la transformation locale
Implantée sur un terrain de trois hectares offert par l’État, cette usine représente un investissement stratégique pour le Cameroun. Avec une capacité de transformation annuelle de 5 200 tonnes, elle se concentre sur le maïs, la pomme de terre et les fruits locaux, transformés en cinq produits phares destinés aux foyers camerounais.
Derrière ce projet se trouve Lisette Claudia Tame Soumedjong, Administrateur Directeur Général de META INVEST. Une entrepreneure visionnaire dont les réalisations parlent d’elles-mêmes : usines de cacao à Mbankomo et de transformation à Dimako, toutes deux inaugurées en 2025. Cette nouvelle unité s’inscrit dans la continuité de sa démarche industrielle, visant à valoriser les matières premières camerounaises.
La ZLECAf, un tremplin pour les produits camerounais
L’usine de Bangou n’a pas pour seule ambition de dynamiser l’économie nationale. Elle s’inscrit pleinement dans la stratégie continentale de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), un marché unique de 1,3 milliard de consommateurs. Grâce à cette initiative, les produits transformés à Bangou pourront désormais être exportés bien au-delà des frontières camerounaises, dans l’ensemble des 55 pays africains signataires de l’accord.
Le Ministre du Commerce a souligné l’importance de cette réalisation : « Ce projet s’aligne sur la vision du Président Paul Biya, qui prône une industrialisation par la transformation locale de nos ressources. Il contribue à la fois à la substitution des importations et à une meilleure répartition des richesses sur le territoire national. »
Emplois, formation et développement régional
Les retombées économiques de cette usine sont multiples. D’ici la fin de l’année, près de 100 emplois directs et 450 emplois indirects devraient être créés, offrant des opportunités aux jeunes locaux et luttant contre l’exode rural. Les formations proposées permettront aux travailleurs d’acquérir de nouvelles compétences, renforçant ainsi le capital humain de la région.
Les autorités camerounaises y voient aussi une opportunité de promouvoir le label « Made in Cameroon », renforçant la compétitivité des produits locaux sur les marchés africains et internationaux. Une étape supplémentaire vers une économie plus résiliente et intégrée.
Un projet ancré dans la vision présidentielle
Cette usine est bien plus qu’un simple site industriel. Elle incarne les orientations stratégiques définies par le Chef de l’État, visant à transformer structurellement l’économie camerounaise. En misant sur l’agro-industrie et la valorisation des ressources locales, le Cameroun fait un pas de plus vers l’autonomie économique et la création de richesses partagées.
Avec Bangou, le Cameroun écrit une nouvelle page de son développement, prouvant que l’Afrique peut compter sur ses propres forces pour rayonner à l’échelle continentale.