Réforme des services publics au Gabon : séparation eau et électricité
Le Gabon franchit une étape décisive dans la modernisation de ses infrastructures en scindant la gestion de l’eau et de l’électricité. Lors de sa dernière séance, le Conseil des ministres a validé deux textes de loi majeurs : la création de la Gabonaise des Eaux et d’Électricité du Gabon. Ces deux structures, à participation mixte, prendront respectivement en charge l’approvisionnement en eau potable et la distribution électrique sur l’ensemble du territoire.
Cette réforme marque la fin d’un modèle unifié hérité de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Désormais, chaque entité disposera d’un périmètre d’intervention précis, permettant une meilleure identification des responsabilités. Cette approche devrait stimuler les investissements et rehausser la qualité des services proposés aux citoyens. Le Gabon s’inscrit ainsi dans une dynamique déjà observée ailleurs sur le continent.
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Le Sénégal a adopté une stratégie similaire en confiant la gestion de l’eau à Sen’Eau et celle de l’électricité à Senelec. En côte d’ivoire, la SODECI et la CIE se partagent ces missions avec des résultats encourageants. Le Maroc, quant à lui, a structuré ses activités énergétiques au sein de l’ONEE en deux branches autonomes, optimisant ainsi la gestion financière et les investissements dédiés.
Cette spécialisation systématique a démontré son efficacité dans plusieurs pays africains. Elle permet de clarifier les rôles, d’améliorer la gouvernance des opérateurs et de créer un environnement propice à l’amélioration continue des services publics. Pour la SEEG, cette transition pourrait marquer un tournant vers une gestion plus transparente et performante, rompant avec les dysfonctionnements actuels.