Rdc : les églises divisées autour du projet de révision constitutionnelle A la Une Par Oumou Salifou - 9 juin 202624 septembre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture3 min×1 En République démocratique du Congo, le débat autour de la réforme constitutionnelle voulue par le pouvoir ne faiblit pas. Si les Églises du réveil apportent leur soutien à l’initiative, l’Église catholique, elle, prône la retenue et la sauvegarde des avancées démocratiques.Cette fracture intervient alors que le processus de révision de la Loi fondamentale franchit une nouvelle étape : les députés nationaux ont en effet adopté la proposition de loi référendaire.Les Églises du réveil en faveur de la réformeLes Églises du réveil partagent la vision des autorités, pour qui la Constitution de 2006 n’est plus adaptée aux réalités institutionnelles du pays.L’archevêque Evariste Ejiba Yamampia, qui préside les Églises du réveil au Congo, estime que cette réforme pourrait améliorer la gouvernance et le développement national.« Il s’agit d’une question de souveraineté de notre territoire. C’est aussi un problème de gouvernance. Troisièmement, cela touche au développement et au bien-être de nos populations. Cela va changer les choses, car il sera possible de mieux profiter des richesses du pays. On pourra supprimer des entités budgétivores », explique-t-il.L’Église catholique appelle à préserver les acquis démocratiquesDe son côté, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) n’a pas encore officiellement pris position. Cependant, le Conseil de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC) rappelle l’attachement de l’Église catholique à la Constitution actuelle, qu’elle considère comme le pilier de la jeune démocratie congolaise.« L’Église a toujours soutenu que la Constitution actuelle est le socle de notre jeune démocratie. Elle a toujours appelé au dialogue et à la sagesse. L’Église catholique rappelle régulièrement aux gouvernants que le pouvoir est un service. Je reconnais aussi que l’Église rappelle que nous, laïcs catholiques, et toute personne de bonne volonté vivant en RDC, sommes appelés à la vigilance citoyenne », insiste Faustin Onombili, président du CALCC.Une réforme contestée par l’oppositionAu-delà du clivage religieux, le projet de réforme attise aussi les tensions politiques. L’opposition accuse le président Félix Tshisekedi de vouloir modifier les règles institutionnelles à son profit.La Coalition Article 64, qui dénonce un « coup d’État constitutionnel », devait déposer une plainte mardi. Elle a finalement reporté cette démarche pour concentrer ses efforts sur un sit-in prévu vendredi devant le Parlement.Alors que le référendum se profile, le débat autour de la réforme constitutionnelle apparaît plus polarisé que jamais, entre partisans d’une adaptation des institutions et défenseurs du cadre démocratique issu de la Constitution de 2006. Par Oumou Salifou — Grand reporter Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)A la UneTous les articles