Mesures strictes sur les voyages des directeurs généraux par Ousmane Sonko
Ousmane Sonko resserre l’encadrement des déplacements des hauteurs fonctionnaires
Le Premier ministre Ousmane Sonko a engagé une réforme majeure pour limiter les déplacements à l’étranger des directeurs généraux et des ministres. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de rationaliser les dépenses publiques et de lutter contre les abus dans la gestion des missions administratives.
Une traque méthodique contre les voyages jugés superflus a été lancée. Les nouvelles directives imposent un contrôle renforcé sur les demandes de missions à l’étranger, notamment pour les membres du gouvernement et les cadres des entreprises publiques.

Des règles strictes pour les ministres et les directeurs généraux
Les ministres sont désormais soumis à une interdiction quasi automatique de voyager à l’étranger, sauf cas exceptionnel justifié. Quant aux directeurs généraux, ils devront systématiquement obtenir l’aval du Premier ministre avant tout déplacement professionnel hors des frontières.
Cette décision fait suite à un audit révélant des abus dans la gestion des missions. Ousmane Sonko a expliqué : « La plupart des ministres voient leurs demandes de voyage bloquées automatiquement. En revanche, les directeurs généraux échappaient à ce contrôle, se référant uniquement à leur ministère de tutelle. »
Des résultats préoccupants sur les trois derniers mois
Une analyse des déplacements effectués au cours du dernier trimestre a révélé des dérives inquiétantes. Certains directeurs généraux ont passé jusqu’à un tiers de leur temps à l’étranger, avec des séjours dépassant parfois 30 jours. « Sur les 90 derniers jours, certains cadres ont cumulé jusqu’à 30 jours hors du pays sans justification valable », a-t-il souligné.
Face à ces constats, une réforme du système de validation des missions a été annoncée. Désormais, tous les déplacements professionnels à l’étranger devront être préalablement approuvés par le cabinet du Premier ministre, mettant fin aux pratiques non encadrées.
Cette nouvelle stratégie s’inscrit dans une dynamique plus large de transparence et de rigueur budgétaire au sein de l’administration publique.