Menaces contre ousmane sonko : pastef exige une protection urgente du parquet de Dakar Politique Par Ali Mahamane - 29 octobre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture5 min×1 Le parquet de Dakar sous pression après des déclarations accusatrices Pourquoi l’intervention du parquet de Dakar devient-elle urgente face aux accusations de complot portées par le parti Pastef ? Dans un climat politique déjà tendu, le leader de Pastef, Ousmane Sonko, et le président de l’Assemblée nationale du Sénégal se retrouvent au cœur d’un scandale impliquant des menaces de mort. Le Bureau politique national du parti vient de publier un communiqué choc, exigeant une réaction immédiate des autorités judiciaires pour faire la lumière sur ces allégations. Les déclarations en question, attribuées à un membre du parti Kiiraay nommé Arona Coumba Ndoffène Diouf, viseraient à organiser l’élimination physique d’Ousmane Sonko. Pourtant, le communiqué ne détaille ni le contexte, ni la date, ni les preuves de ces propos, laissant planer des zones d’ombre sur leur authenticité. Aux yeux de Pastef, ces allégations s’inscrivent dans une stratégie plus large de diabolisation et de menaces répétées contre ses responsables. Le parti dénonce une escalade des discours de haine, qu’il associe à des appels à la répression violente de la part de certains partisans du pouvoir en place. Des accusations graves qui pourraient relever de la sûreté de l’État Pastef ne se contente pas de dénoncer des propos isolés. Le parti considère que les menaces formulées contre Ousmane Sonko, ainsi que celles visant le président de l’Assemblée nationale, constituent une atteinte directe à la sûreté de l’État. Une telle qualification pourrait justifier une réponse judiciaire immédiate et sans compromis de la part du procureur de la République. Le communiqué du parti met en garde contre un retour des violences politiques qui ont marqué le Sénégal entre 2021 et 2024. Selon Pastef, l’impunité dont ont bénéficié les auteurs de ces violences aurait encouragé de nouvelles menaces contre ses membres. Le parti exige donc que les responsables de ces agissements soient identifiés et traduits en justice sans délai. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, est directement interpellé. Pastef lui demande de prendre des mesures immédiates pour mettre fin aux actions attribuées au parti Kiiraay. Le parti réitère sa détermination à protéger son leader et appelle à une application stricte de la loi. Une escalade des tensions politiques au Sénégal Le climat politique au Sénégal reste marqué par des tensions croissantes entre les différentes forces en présence. Pastef, qui se présente comme une opposition déterminée, dénonce une stratégie visant à museler ses activités et à entraver ses représentants. Les accusations de complot et les menaces de mort s’ajoutent à une liste déjà longue d’affrontements verbaux et physiques. Dans ce contexte, la réaction du parquet de Dakar est attendue avec impatience. Le procureur de la République se trouve confronté à une situation délicate : trancher entre le respect des libertés politiques et la lutte contre les discours incitant à la violence. Si aucune preuve tangible n’est apportée, ces accusations pourraient être perçues comme une manœuvre politique destinée à discréditer l’opposition. Que faire face à ces allégations ? Face à l’absence de détails concrets dans le communiqué de Pastef, plusieurs questions se posent. Comment le parquet de Dakar va-t-il réagir à ces demandes pressantes ? Les autorités judiciaires vont-elles ouvrir une enquête ou privilégier une médiation politique ? Et surtout, comment éviter que cette polémique ne plonge le pays dans une nouvelle phase de tensions ? Les prochains jours seront déterminants pour le futur politique du Sénégal. Une chose est sûre : le parquet de Dakar ne pourra plus ignorer ces accusations. Qu’il agisse pour la justice ou pour la paix, la décision qui sera prise aura des répercussions majeures sur l’équilibre politique du pays. Par Ali Mahamane — Journaliste Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)PolitiqueTous les articles