13 août 2026

Eveil des Nations

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Maroc et espagne : tensions persistantes sur ceuta et melilla malgré les échanges diplomatiques

Le Maroc maintient ses revendications historiques sur Ceuta et Melilla

Dans une déclaration récente, le ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a réaffirmé les revendications du Royaume sur les villes de Ceuta et Melilla, qualifiées de présides marocains. Lors d’un échange médiatique, il a souligné que cette question restait d’actualité et figurait toujours à l’agenda des discussions entre Rabat et Madrid. Selon lui, les négociations pourraient s’inscrire dans une stratégie à long terme, marquée par le dialogue et la patience, notamment lors des rencontres bilatérales entre les deux pays.

Par ailleurs, Abdellatif Ouahbi a abordé la question des traversées massives de migrants vers Ceuta fin juillet. Il a exhorté l’Espagne à assumer pleinement ses responsabilités, en particulier concernant le retour des mineurs marocains non accompagnés présents sur son territoire. Le ministre a également pointé du doigt l’attitude espagnole, qui, selon lui, demande au Maroc de limiter les départs irréguliers tout en permettant aux migrants d’accéder à des procédures légales une fois arrivés en Espagne.

Il a également insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée entre les deux pays pour lutter contre la migration irrégulière. « Rabat ne peut être le seul garant de la sécurité aux frontières de l’Europe », a-t-il déclaré, plaidant pour un partage équitable des responsabilités.

L’Espagne rejette catégoriquement les revendications marocaines

Au lendemain des déclarations du ministre marocain, le ministère espagnol des Affaires étrangères a réagi avec fermeté. Dans un communiqué officiel, il a catégoriquement rejeté les revendications marocaines sur Ceuta et Melilla, affirmant que leur statut était « internationalement reconnu » comme faisant partie intégrante du territoire espagnol. « Ce dossier n’a jamais été et ne sera jamais à l’ordre du jour », a précisé la diplomatie ibérique.

Des réactions contrastées parmi les responsables espagnols

Alors que le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, a choisi de temporiser lors de sa visite à Ceuta, se concentrant uniquement sur la crise migratoire, d’autres voix se sont élevées. Le président de Melilla, Juan José Imbroda, issu du Parti populaire (PP), a adopté une position plus tranchante. Dans une sortie médiatique, il a interpellé le Maroc : « À quoi servent Ceuta et Melilla si vous ne parvenez même pas à gérer vos propres jeunes ? » Il a qualifié la situation migratoire de « camouflet international » pour le Royaume et a appelé à une gestion « digne » de cette crise.

De son côté, le ministère marocain de l’Intérieur a rappelé l’importance d’une « responsabilité partagée » dans la gestion des flux migratoires vers Ceuta. Il a également mis en garde contre la diffusion de contenus en ligne appelant à de nouvelles traversées massives le 15 août. Le département a souligné que la lutte contre la migration irrégulière et les réseaux de traite ne pouvait reposer sur les efforts d’une seule partie, insistant sur la nécessité d’une coopération bilatérale renforcée.

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