29 septembre 2026

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Alliance des États du Sahel : Ibrahim Traoré confirme l’étude d’une monnaie propre, mais sans calendrier précis

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Un projet stratégique dans l’impasse des délais

L’Alliance des États du Sahel (AES) avance sur le terrain économique, mais la question d’une monnaie commune reste suspendue. Interrogé sur le sujet, Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso, a évité toute annonce précise. Aucune échéance n’a été dévoilée, malgré les spéculations persistantes sur une devise propre aux trois pays membres. Le chef de l’État a simplement rappelé que les discussions se poursuivent, sans préciser si un calendrier était en préparation.

Une souveraineté monétaire ancrée dans la stratégie régionale

La création d’une monnaie de l’AES s’inscrit dans la continuité des avancées militaires, diplomatiques et économiques déjà réalisées entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cependant, Ibrahim Traoré a préféré rester vague sur les modalités concrètes. Ni date de lancement, ni nom de la devise, ni mécanisme financier n’ont été communiqués. Les rumeurs évoquant des billets déjà imprimés ou une transition imminente doivent donc être accueillies avec prudence.

Les trois États maintiennent leur utilisation du franc CFA pour l’instant. Aucune décision officielle n’a été rendue publique concernant un éventuel retrait, un taux de conversion ou une période de coexistence entre les deux devises. Les autorités de l’AES ont d’ailleurs démenti plusieurs annonces non confirmées circulant sur les réseaux sociaux.

L’indépendance monétaire : un enjeu bien plus large que la création de billets

Pour Ibrahim Traoré, la souveraineté financière ne se limite pas à l’émission d’une nouvelle monnaie. Elle implique aussi la maîtrise des réserves, la politique de change, le financement des économies et la stabilité des prix. L’AES a déjà mis en place des instruments financiers communs pour soutenir les investissements et les projets régionaux, mais cela ne constitue pas une preuve de préparation à une devise unique.

Le passage à une monnaie propre représenterait une étape bien plus complexe. Les conséquences toucheraient les banques, les entreprises, les échanges transfrontaliers, les contrats, l’épargne et les finances publiques. Une transition mal maîtrisée pourrait déstabiliser les économies des trois pays, d’où la nécessité d’une approche prudente et progressive.

Des spéculations à écarter, une réflexion en cours

Malgré les attentes, aucun calendrier officiel n’a été communiqué. Les annonces non vérifiées doivent être prises avec circonspection. L’AES privilégie une intégration économique progressive, avec des mécanismes communs déjà en place, mais sans précipitation sur le volet monétaire. Les dirigeants des trois pays semblent déterminer à bâtir une autonomie financière, mais sans précipitation inutile.

Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso
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