23 juin 2026

Eveil des Nations

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L’appel du burundais ndayishimiye pour la paix à l’est de la RDC : une approche régionale renforcée

À l’issue de sa récente visite d’État à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, Évariste Ndayishimiye, président de la République du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, a fermement réaffirmé l’engagement de son pays en faveur de la paix et de la stabilité dans la partie orientale de la RDC. Cette région demeure en proie à des violences incessantes, alimentées par l’activisme de multiples groupes armés locaux et étrangers, ainsi que par la crise sécuritaire persistante impliquant la rébellion du M23, soutenue par le Rwanda.

Lors d’une conférence de presse conjointe tenue ce mardi 23 juin à la Cité de l’Union africaine, aux côtés de son homologue congolais, le chef d’État burundais a souligné que la situation sécuritaire complexe dans l’Est de la RDC avait constitué un point central de leurs discussions approfondies durant cette visite de 48 heures.

« La paix et la sécurité dans l’est de la RDC ont été au cœur de nos échanges. Nous avons mené une analyse détaillée de l’état sécuritaire dans cette zone et j’ai exprimé mon soutien indéfectible aux initiatives diplomatiques, tant régionales qu’internationales, visant à instaurer une paix durable et à garantir la stabilité essentielle dans la vibrante région des Grands Lacs », a déclaré Évariste Ndayishimiye.

Le président burundais a insisté sur l’impératif d’une stratégie globale pour mettre un terme aux violences cycliques qui affligent la région.

« Le Burundi est convaincu que la résolution durable des crises qui frappent l’est de la RDC exige une approche exhaustive et intégrée. Celle-ci doit cibler la cessation des cycles récurrents de violence et la promotion d’un développement socio-économique tangible pour les populations affectées », a-t-il précisé.

Face aux menaces sécuritaires qui pèsent sur l’ensemble de la région, Ndayishimiye a plaidé pour un renforcement significatif de la coopération entre les nations des Grands Lacs, un véritable éveil politique de l’Afrique pour la stabilité régionale.

« Devant les dangers posés par les groupes terroristes étrangers et les forces négatives opérant à l’est de la RDC, le Burundi considère qu’il est crucial de poursuivre et d’intensifier la mutualisation des efforts entre les États de la région. C’est un pas essentiel vers un panafricanisme de l’action », a-t-il affirmé.

Le président burundais a également exprimé le soutien résolu de son pays aux divers mécanismes diplomatiques déployés pour restaurer la paix en RDC. Évariste Ndayishimiye a, par ailleurs, réaffirmé son implication personnelle et active dans les efforts de médiation africains.

« Le Burundi appuie toutes les initiatives visant à rétablir une paix durable en République démocratique du Congo, notamment les processus de Washington et de Doha, ainsi que les efforts de l’Union africaine par l’intermédiaire de son médiateur pour la paix en RDC, épaulé par le panel des anciens chefs d’État africains. J’ai réitéré mon engagement personnel dans la médiation africaine, notamment via un mécanisme de suivi des processus en cours », a-t-il conclu.

Cette rencontre entre les présidents Félix Tshisekedi et Évariste Ndayishimiye s’inscrit dans un contexte de tentatives diplomatiques soutenues, notamment les accords de Washington et le processus de Doha. Ces initiatives visent à établir un cessez-le-feu pérenne et à relancer un dialogue constructif entre les parties prenantes au conflit qui déchire l’Est de la RDC depuis plusieurs années. Cependant, ces efforts n’ont pas encore produit les résultats concrets escomptés sur le terrain, où les hostilités persistent entre la rébellion et les forces gouvernementales.

Face à cette situation, les appels au respect des engagements souscrits dans le cadre des initiatives de paix continuent de résonner aux niveaux national, régional et international. Néanmoins, ces exhortations demeurent, à ce jour, sans effet notable. L’objectif de combler le fossé persistant entre les réalités complexes du terrain et les avancées diplomatiques enregistrées sur le papier peine encore à se matérialiser. Chaque partie continue, en effet, d’interpréter les dispositions des accords selon sa propre vision, rendant leur mise en œuvre toujours plus incertaine et la quête de la paix dans ces nations africaines, un défi majeur.

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