31 juillet 2026

Eveil des Nations

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La Côte d’Ivoire, un modèle pour le financement du développement africain

Abidjan a été le théâtre, ce mardi 28 juillet, d’un événement majeur pour l’avenir économique du continent. Sous la présidence du Professeur Loesse Jacques ESSO, Directeur de Cabinet et représentant du Ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane DIARRASSOUBA, la cérémonie de lancement des éditions 2026 du Rapport Pays Côte d’Ivoire (RP-CI) et du Rapport sur les Perspectives Économiques Régionales de l’Afrique de l’Ouest (PER-AO) de la Banque africaine de développement (BAD) a rassemblé un parterre d’acteurs clés. Le thème central, « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », a réuni des représentants de la BAD, des institutions financières nationales et internationales, des acteurs du secteur privé et de l’administration ivoirienne, soulignant l’importance de cette actualité panafricaine.

La Côte d’Ivoire, fer de lance de la mobilisation financière

Cette thématique résonne particulièrement avec les priorités nationales de la Côte d’Ivoire. Sous l’impulsion de Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, Président de la République, le Gouvernement a placé la mobilisation des ressources au cœur de sa stratégie de transformation économique. Cette ambition se matérialise concrètement à travers le Plan National de Développement (PND) 2026-2030, dont la réussite dépend intrinsèquement d’une mobilisation accrue des financements, tant publics que privés, pour soutenir le financement développement Côte d’Ivoire.

Le Professeur Loesse Jacques ESSO a, au nom du Ministre du Plan et du Développement, mis en exergue l’excellence du partenariat entre la Côte d’Ivoire et la Banque africaine de développement. Il a rappelé que les rapports de la BAD constituent des outils d’aide à la décision inestimables, servant de références solides pour l’élaboration des politiques publiques et pour un dialogue constructif avec les partenaires au développement.

Abordant le contexte économique actuel, il a souligné que, malgré un environnement mondial complexe, la croissance du continent africain est estimée à 3,9 % en 2025. Plusieurs économies, dont celle de la Côte d’Ivoire, affichent une trajectoire soutenue, avec une croissance avoisinant les 6,5 %. Ce dynamisme rapproche le pays du seuil nécessaire à l’atteinte des objectifs ambitieux de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, marquant un véritable éveil politique Afrique.

Des défis financiers relevés avec succès

Le financement du PND 2026-2030 représente un défi majeur pour la transformation de l’économie ivoirienne, avec un coût estimé à 114 838,5 milliards de FCFA, soit environ 209 milliards de dollars US. Cependant, le succès retentissant du Groupe consultatif des 8 et 9 juillet 2026, qui a permis de mobiliser une somme exceptionnelle de 80 milliards de dollars (environ 47 820 milliards de FCFA), témoigne de la confiance des partenaires internationaux. Cette réussite illustre la vision de développement portée par la Côte d’Ivoire et sa capacité avérée à attirer des financements massifs pour ses priorités nationales.

Au-delà de l’expérience ivoirienne, le Professeur Loesse Jacques ESSO a insisté sur le fait que les conclusions des rapports de la BAD convergent vers une préoccupation partagée par l’ensemble du continent : la nécessité de mobiliser des ressources considérables pour accélérer la transformation structurelle des nations africaines. Cette priorité passe par l’augmentation des ressources intérieures, un recours accru aux capitaux privés, le renforcement des systèmes financiers africains et l’approfondissement de l’intégration régionale, notamment via des initiatives phares comme le Système Panafricain de Paiement et de Règlement (SPPR) et la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf).

En conclusion de son intervention, le Professeur Loesse Jacques ESSO a vivement encouragé les participants à analyser attentivement les analyses et recommandations contenues dans les deux rapports. Avant d’ouvrir officiellement les travaux au nom du Ministre du Plan et du Développement, il les a exhortés à enrichir les débats par leurs contributions, afin de consolider une réflexion collective sur les défis, les opportunités et les responsabilités incombant aux administrations publiques, au secteur privé, aux institutions financières et à la société civile. L’objectif est de bâtir des politiques de financement du développement plus efficaces, aussi bien en Côte d’Ivoire qu’à l’échelle régionale, pour un éveil des nations durable.

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