22 mai 2026

Eveil des Nations

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Gouvernement sénégalais durcit le code pénal face aux actes contre nature

Le gouvernement sénégalais maintient le cap sur la répression des actes contre nature

Le Premier ministre Ousmane Sonko a clarifié la position du gouvernement sénégalais ce vendredi en séance plénière à l’Assemblée nationale. Il a réaffirmé avec fermeté que la nouvelle loi renforçant la répression des actes contre nature serait appliquée sans aucune concession. Une déclaration qui intervient après les vives réactions suscitées par l’adoption de ce texte législatif.

Interpellé par les députés lors d’un échange houleux, Ousmane Sonko a rappelé l’importance de l’application stricte et impartiale de cette réforme. Pour lui, une fois une loi promulguée, son respect s’impose à tous les citoyens, quelles que soient leurs convictions personnelles. Une position qui marque un tournant dans la gestion des débats sociétaux au Sénégal.

Une réforme majeure du Code pénal sénégalais

Promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye, la loi n°2026-08 du 27 mars 2026 modifie en profondeur l’article 319 du Code pénal sénégalais. Ce texte, hérité de l’ordonnance n°65-60 du 21 juillet 1965, introduit des dispositions plus sévères à l’encontre des actes qualifiés de « contre nature ». Parmi les mesures phares, on note l’introduction de nouvelles infractions comme l’apologie ou le financement de ces actes.

Les sanctions prévues par cette réforme sont particulièrement dissuasives : des peines de prison comprises entre cinq et dix ans, accompagnées d’amendes pouvant atteindre dix millions de francs CFA pour les personnes reconnues coupables. Une sévérité qui reflète la volonté des autorités de marquer leur détermination face à ces comportements.

Souveraineté et protection sociale au cœur des débats

Face aux critiques venues de plusieurs pays occidentaux, notamment de France, le Premier ministre a tenu à rappeler la souveraineté législative du Sénégal. Ousmane Sonko a souligné que le peuple sénégalais est seul juge de ses choix sociétaux et n’a « aucune leçon à recevoir » de l’étranger sur ce sujet.

Le chef du gouvernement a également justifié cette réforme par la nécessité de protéger la société sénégalaise. Il a évoqué des enjeux sanitaires majeurs, comme la lutte contre la propagation du VIH, pour justifier l’adoption de mesures aussi strictes. Une argumentation qui vise à ancrer cette réforme dans une logique de santé publique et de cohésion sociale.

Enfin, Ousmane Sonko a catégoriquement exclu tout moratoire sur cette loi. Pour lui, l’application effective du texte est une priorité absolue. Une position qui confirme la détermination du gouvernement à faire respecter cette réforme, malgré les oppositions et les contestations.

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