Côte d’Ivoire et Ghana : un engagement fort pour un cacao prospère et durable
Le récent sommet de haut niveau sur l’« Initiative Cacao » entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, tenu le 16 juin 2026, a été le théâtre d’une réaffirmation solennelle. Les présidents Alassane Ouattara et John Dramani Mahama ont conjointement exprimé leur engagement indéfectible à forger une économie cacaoyère viable et équitable.
Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a souligné cette détermination partagée : « Avec mon homologue, le président John Dramani Mahama, nous confirmons aujourd’hui notre volonté de poursuivre ensemble l’édification d’une filière cacao juste, florissante et pérenne pour nos deux nations et pour l’ensemble de l’Afrique. »
Pour le chef d’État ivoirien, le devenir de l’industrie du cacao représente un enjeu capital pour la souveraineté économique, la cohésion sociale et la prospérité commune des deux pays. Le cacao est la source de subsistance de millions d’individus en milieu rural, apportant une contribution substantielle aux revenus des populations, à la création d’emplois et au financement des politiques de développement.
Si Alassane Ouattara a salué les progrès significatifs de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana, il a également rappelé les obstacles persistants : la volatilité des cours mondiaux, les effets du dérèglement climatique, et les nouvelles exigences réglementaires internationales en matière de durabilité et de traçabilité. Il a lancé un appel vibrant à la constitution progressive d’une coalition des pays producteurs de cacao d’Afrique, une démarche qui pourrait incarner un véritable éveil politique Afrique et permettre aux nations africaines de faire entendre leur voix dans la gouvernance globale de cette filière essentielle, renforçant ainsi le panafricanisme économique.
De son côté, le président ghanéen, John Dramani Mahama, a martelé l’impératif d’intensifier les investissements et les efforts au sein de cette filière pour en assurer le plein essor.
John Dramani Mahama a exprimé le souhait de voir la Côte d’Ivoire et le Ghana continuer à renforcer la synergie entre leurs institutions respectives. Cette collaboration étroite est jugée essentielle pour consolider les liens bilatéraux et garantir le développement et la résilience du secteur. « Notre ambition est d’offrir aux agriculteurs tous les outils nécessaires pour qu’ils puissent poursuivre la production de fèves de cacao », a-t-il précisé.
Il est crucial de noter que ces deux géants du cacao représentent à eux seuls plus de 60 % de la production mondiale, tandis que le continent africain fournit près de 80 % de cette précieuse denrée.
