Liberté pour Alain-Claude Bilie-By-Nzé : le MGG exige une justice indépendante à Libreville
Le Mouvement pour la Grandeur du Gabon (MGG), conduit par son président Christian Mermance N’nang Nsome, a réitéré sa position en faveur de la libération immédiate de Alain-Claude Bilie-By-Nzé, figure de l’opposition gabonaise actuellement détenue à la Prison centrale de Libreville. L’organisation, qui se présente comme un appui au président Brice Clotaire Oligui Nguéma tout en défendant les intérêts du peuple gabonais, dénonce une détention arbitraire dans l’affaire présumée d’escroquerie impliquant cinq millions de Francs CFA.

Cette prise de position s’appuie sur la conviction que la justice gabonaise doit trancher en toute indépendance, sans céder aux pressions politiques. Le MGG rappelle que les acquis démocratiques du Gabon, durement gagnés par les 102 formations politiques concernées, sont aujourd’hui menacés par les nouvelles dispositions légales sur les partis politiques.
Un engagement fondé sur l’expérience personnelle
Dans une déclaration ferme, Christian Mermance N’nang Nsome précise que sa démarche ne vise pas à défendre une personne, mais à garantir les principes d’équité et de transparence judiciaires. Il évoque son propre emprisonnement, qui a duré près de sept mois, pour illustrer l’urgence d’une justice irréprochable :
« Ma priorité n’est pas de soutenir un individu, mais de m’assurer que la classe politique, la société civile et la presse gabonaises ne répètent pas les erreurs commises à mon encontre. La justice doit être rendue, point final. »
Il rejette catégoriquement l’étiquette de « béni oui oui » ou « kounabéliste », malgré son soutien affiché au chef de l’État. Pour lui, l’intégrité des magistrats est essentielle : ils doivent appliquer la loi sans distinction, comme ils l’ont fait lors de sa propre libération.
Un appel à la responsabilité des autorités judiciaires
Le président du MGG exprime une profonde indignation face aux conséquences de son incarcération, qui a laissé des séquelles matérielles et sanitaires dans sa vie et celle de ses proches. Son état de santé, fragilisé depuis sa libération, reste un témoignage des dommages collatéraux des détentions arbitraires.
Face à un contexte politique marqué par des restrictions croissantes des libertés d’expression et d’opinion, Christian Mermance N’nang Nsome refuse tout compromis. Il met en garde contre une logique de répression qui pourrait toucher d’autres personnalités demain :
« Hier, c’était moi. Aujourd’hui, c’est Bilie-By-Nzé. Qui sera la prochaine victime ? »
Son plaidoyer s’inscrit dans une volonté de préserver non seulement les droits individuels, mais aussi les fondements démocratiques du Gabon, malgré les risques de représailles.