21 juillet 2026

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Centrafrique : 1000 jeunes recrutés à Ndélé par les mercenaires russes

Centrafrique : 1000 jeunes recrutés à Ndélé par les mercenaires russes

À Ndélé, en République centrafricaine, un vaste mouvement de recrutement secoue la ville. Quelque 1000 jeunes ont été enrôlés ces dernières semaines par des mercenaires russes liés au groupe Wagner. Cette opération, menée dans l’ombre, suscite des interrogations sur ses motivations et ses conséquences pour la sécurité régionale.

Un recrutement massif dans le nord-est du pays

Les rues de Ndélé, capitale de la préfecture de la Vakaga, sont désormais le théâtre d’un phénomène inquiétant. Des équipes de recruteurs, souvent en civil, approchent les jeunes sous divers prétextes : emplois bien rémunérés, formations professionnelles ou missions humanitaires. Pourtant, une fois engagés, ces jeunes disparaissent dans des camps d’entraînement secrets.

Les autorités locales, prises au dépourvu, n’ont jusqu’à présent pas réagi publiquement. Pourtant, les témoignages recueillis auprès des familles laissent peu de doutes : le nombre de disparitions a fortement augmenté depuis le début de ces recrutements.

Les motivations des mercenaires russes

Le groupe Wagner, déjà présent dans plusieurs pays africains, étend son influence en Centrafrique. Ses activités y sont officiellement présentées comme un soutien à l’armée nationale, mais les méthodes employées à Ndélé interrogent.

Certains observateurs évoquent une stratégie de contrôle territorial à long terme, tandis que d’autres craignent une exploitation des ressources locales par des acteurs étrangers. Les jeunes recrutés pourraient servir de main-d’œuvre bon marché ou de troupes de choc dans les zones instables.

Les conséquences pour la population

Les familles des jeunes disparus vivent dans l’angoisse. Beaucoup ignorent où se trouvent leurs proches, et les rares qui reviennent parlent de conditions de vie précaires et de pression psychologique. Les ONG locales dénoncent une violation des droits humains, mais leur voix peine à se faire entendre dans un contexte de crise sécuritaire prolongée.

À Ndélé, la peur s’installe. Les habitants évitent de sortir après la tombée de la nuit, et les commerces ferment plus tôt. Les mercenaires russes, eux, continuent leurs activités, indifférents aux répercussions de leurs actions sur la population.

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