Le Cameroun centralise la collecte des impôts locaux : quel avenir pour la décentralisation ? Politique Par Ali Mahamane - 15 juin 202624 septembre 20260 Au Cameroun, une décision gouvernementale majeure vient de redéfinir le paysage de la gestion des finances publiques. L'État a récemment retiré aux communes le pouvoir de percevoir les impôts et taxes locales, transférant cette prérogative à la Direction générale des impôts. Cette mesure, officiellement justifiée par la nécessité de combattre la fraude fiscale, soulève des questions quant à l'engagement du pays envers la décentralisation. Présentée comme une stratégie de rationalisation fiscale, cette initiative marque en réalité un renforcement du contrôle de l'État central sur les ressources financières locales. Un paradoxe d'autant plus frappant que le Cameroun affiche une volonté de promouvoir l'autonomie des collectivités territoriales. Les conséquences de cette centralisation se font déjà sentir dans des localités comme Doumaintang et Betaré-Oya, situées
La nationalité de l’activiste « mayra » révoquée par le général tiani au Niger Politique Par Ali Mahamane - 15 juin 202624 septembre 20260 Le général Abdourahamane Tiani, à la tête de l'État au Niger, a récemment pris une décision cruciale concernant l'activiste Mariama Djibrine, plus connue du public sous le nom de « Mayra ». Par un acte officiel, les autorités nigériennes ont procédé à la déchéance de la nationalité nigérienne de cette militante. Cette mesure d'envergure, qui impacte directement le statut civique de Mayra, s'inscrit dans un contexte politique où les actions des figures publiques sont observées avec une attention particulière. La révocation de sa nationalité par le général Tiani est un signal fort émanant de l'État nigérien. La situation de Mariama Djibrine, désormais privée de sa nationalité du Niger, soulève des interrogations quant à ses implications futures pour cette militante engagée
Ousmane Sonko : la légitimité de la dette publique sénégalaise au cœur du débat Politique Par Ali Mahamane - 15 juin 202624 septembre 20260 La question de la dette publique du Sénégal est de nouveau au centre des discussions, impulsée par Ousmane Sonko, l'actuel président de l'Assemblée nationale. Le leader de PASTEF a soulevé l'hypothèse qu'une partie des engagements financiers hérités de l'administration précédente pourrait être qualifiée de « dette odieuse ».Lors d'une récente intervention, M. Sonko a mis en avant la stratégie des nouvelles autorités, qui consiste à présenter une image claire et transparente des finances publiques, tant aux citoyens qu'aux partenaires internationaux. Cette approche de la transparence est, selon lui, fondamentale pour instaurer une gouvernance économique solide et pérenne.« Nous avons choisi de partir sur une base saine », a affirmé Ousmane Sonko, soulignant qu'occulter les réalités budgétaires aurait pu affaiblir davantage
Ousmane Sonko évoque la présidentielle de 2029 : une position mesurée Politique Par Oumou Salifou - 15 juin 202624 septembre 20260 Le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, actuel président de l'Assemblée nationale, a récemment abordé la question de sa potentielle candidature à la présidentielle de 2029. Face aux interrogations, il a exprimé une grande prudence quant à cette échéance électorale. Ousmane Sonko a clairement indiqué qu'il était « très prématuré » d'évoquer une candidature à ce stade. Il a souligné l'existence de nombreuses initiatives autour de sa personne pour la course à la magistrature suprême en 2029, mais a préféré temporiser. Selon ses dires, il est essentiel d'attendre le moment opportun, car c'est son parti politique qui aura la responsabilité d'investir le candidat de son choix. « Nous n'en sommes pas encore là », a-t-il affirmé, marquant ainsi une volonté de ne pas précipiter les
Sénégal : Ousmane Sonko temporise sur l’exclusion de Bassirou Diomaye Faye du Pastef Politique Par Ali Mahamane - 15 juin 202624 septembre 20260 La scène politique sénégalaise est actuellement dominée par la persistance des tensions entre le parti Pastef et le président Bassirou Diomaye Faye. Face à la demande de certains membres du mouvement au pouvoir d'exclure le chef de l'État, Ousmane Sonko a clairement affirmé que cette décision incombera, « le moment venu », aux organes délibérants du parti.Le président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a mis en avant le lundi 15 juin la rigueur structurelle et organisationnelle du Pastef. Il a souligné que toute résolution potentielle concernant l'avenir d'un membre doit impérativement s'inscrire dans le cadre des statuts internes du parti.« La situation sera évaluée en temps opportun. Le Pastef se distingue par sa structure solide et son organisation rigoureuse. Nos
Le parlement gabonais, pilier central de la Vème République Politique Par Oumou Salifou - 15 juin 202624 septembre 20260 Le 15 juin 2026 s'inscrit potentiellement comme une date historique pour le Gabon, annonçant une transformation institutionnelle significative. Ce jour-là, le président Brice Clotaire Oligui Nguema s'est adressé au Parlement lors d'un Congrès inédit, une première depuis l'adoption de la Constitution de la Vème République et en stricte application de son article 59. Au-delà d'une simple allocution institutionnelle, cet événement symbolise l'émergence d'une nouvelle structure de pouvoir. L'ambition clairement affichée est de positionner le Parlement gabonais comme l'axe fondamental de la vie républicaine et un acteur clé dans le processus de reddition des comptes. Alors que de nombreuses démocraties s'efforcent de consolider le lien de confiance entre les dirigeants et les citoyens, le Gabon introduit un dispositif novateur. Ce mécanisme pourrait bien
RDC : les enjeux de la loi sur l’organisation du référendum et les craintes de l’opposition Politique Par Oumou Salifou - 15 juin 202624 septembre 20260 RDC : la loi sur l'organisation du référendum sous la loupe Les députés de l'Assemblée nationale de la République démocratique du
Ousmane Sonko face à la dette sénégalaise : entre fermeté et lucidité Politique Par Ali Mahamane - 15 juin 202624 septembre 20260 Face aux interrogations pressantes concernant la gestion de l'endettement national et la venue imminente d'une mission du Fonds Monétaire International (FMI) à Dakar, Ousmane Sonko a livré une analyse transparente de son mandat de deux ans à la Primature. Il a également défini des principes clairs pour l'administration d'Al Aminou Lo. Une approche pragmatique sur la restructuration de la dette Abordant la délicate question d'une éventuelle restructuration de la dette sénégalaise, le président de l'Assemblée nationale a d'abord rejeté toute rigidité idéologique. « Nous n'adoptons pas de positions dogmatiques. Nous évaluerons la situation avec une grande lucidité », a-t-il déclaré. Cependant, il a aussitôt rappelé son opposition catégorique, lorsqu'il était Premier ministre, à une restructuration hâtive. Il jugeait alors que les conditions
L’avenir de Diomaye Faye au sein du Pastef : Ousmane Sonko appelle à la prudence Politique Par Oumou Salifou - 15 juin 202624 septembre 20260 Au Sénégal, des tensions grandissent autour de la position du Président Diomaye Faye au sein de son propre parti, Pastef. Des voix de plus en plus nombreuses l'accusent d'avoir trahi les idéaux fondamentaux qui l'ont porté au pouvoir. Alors que des appels à son exclusion se font entendre avec insistance, Ousmane Sonko a apporté des éclaircissements lors d'un entretien ce lundi 15 juin, affirmant que la situation serait « appréciée le moment venu » et qu'aucune décision ne serait prise hâtivement. Ousmane Sonko a tenu à souligner la solidité de l'organisation interne du
Le parlement gabonais en congrès : les attentes économiques face aux défis budgétaires Politique Par Oumou Salifou - 15 juin 202624 septembre 20260 Les 145 députés et les 70 sénateurs du Parlement se sont réunis ce 15 juin 2026 en Congrès, conformément aux dispositions de l'article 93 de la Constitution, pour la très attendue adresse du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Bien que cette intervention solennelle devant la représentation nationale, qualifiée de « communication présidentielle », ne donne lieu à aucun vote, elle représente un événement institutionnel d'une importance capitale. Elle intervient près de trois ans après le coup d'État du 30 août 2023 et quelques mois seulement après la mise en place des institutions de la Cinquième République. Dans un climat économique caractérisé par de nombreuses incertitudes, cette prise de parole est particulièrement scrutée. Ce premier Congrès de la Cinquième
Gabon : la réforme des partis politiques à l’épreuve de l’administration Politique Par Ali Mahamane - 14 juin 202624 septembre 20260 Libreville, Dimanche 14 Juin 2026 – Alors que le Gabon s'approche de la date butoir fixée pour la conformité des formations politiques à la nouvelle législation, une controverse administrative met en lumière un enjeu crucial : la consolidation démocratique ne se résume pas à l'adoption de textes, mais se mesure à leur application concrète et transparente. L'affaire soulevée par Jean Rémy Yama relance le débat sur la fluidité des relations entre l'administration publique, le pluralisme politique et le respect des délais légaux.Lors d'une conférence de presse tenue dans la capitale gabonaise, Jean Rémy Yama, président du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP), a exprimé sa vive préoccupation face à un blocage qu'il qualifie d'administratif. Il dénonce l'absence
Le Gabon : le dialogue entre État et confessions religieuses pour une stabilité durable Politique Par Ali Mahamane - 13 juin 202624 septembre 20260 Libreville, 13 juin 2026 – En période de profondes mutations politiques, les nations recherchent constamment un équilibre. Cet équilibre se trouve non seulement au sein des institutions, mais également dans la conscience collective de ses citoyens. Au Gabon, la rencontre récente entre le président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, et le Révérend Louis Sylvain Allogo Engo, président de l’Église Évangélique du Gabon, dépasse largement le cadre d'une simple audience protocolaire. Elle met en lumière une dimension cruciale, souvent sous-estimée, de la gouvernance contemporaine : l'importance stratégique des confessions religieuses dans le renforcement de la stabilité nationale, de la cohésion sociale et de l'édification de la Vème République. Alors que le pays poursuit sa refonte institutionnelle entamée après la transition politique,