Burkina Faso : les 85 % d’efficacité administrative de 2025, les réactions et les perspectives Actualités Par Ali Mahamane - 16 septembre 202624 septembre 20260 Après l'annonce des 85,38 % : des réactions contrastées au Burkina Faso L'affichage par le gouvernement de transition d'un score de 85,38 % de performance administrative pour l'année 2025 a provoqué une onde de choc dans le pays. Alors que les Burkinabè subissent de plein fouet une précarité croissante et un accès de plus en plus difficile aux services publics essentiels, cette autosatisfaction gouvernementale passe mal. Les réactions fusent de toutes parts, entre stupeur, indignation et résignation. Derrière les slogans sur la « souveraineté » et la « dématérialisation », les fissures d'un appareil d'État en perte de repères apparaissent au grand jour, et les perspectives d'une véritable amélioration semblent s'éloigner. Les chiffres face au mur des réalités quotidiennes Comment le Conseil national
Niger : après le remaniement du 15 septembre 2026, les réactions et les perspectives d’un pouvoir sous pression A la Une Par Ali Mahamane - 16 septembre 202624 septembre 20260 Le décret signé le 15 septembre 2026 par le général Abdourahamane Tiani suscite déjà de vives réactions et ouvre des perspectives incertaines pour l'avenir du Niger. Présenté sans conviction comme une simple « réorganisation technique », ce premier grand remaniement gouvernemental est surtout une opération de sauvetage politique. À découvert sur tous les fronts, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) cherche avant tout à resserrer les rangs, distribuer des récompenses et verrouiller le pouvoir face au mécontentement général. Une panique politique après les secousses dans l'armée Ce changement d'équipe au gouvernement n'a rien d'un hasard. Il est la suite directe de la mutinerie d'août dernier à la base aérienne 101 de Niamey, qui a fait trembler le régime.
Fonds spéciaux au Sénégal : après le rejet du Conseil constitutionnel, quel avenir pour le contrôle parlementaire ? Politique Par Ali Mahamane - 16 septembre 202624 septembre 20260 Un chantier parlementaire interrompu par la censure constitutionnelle Le feuilleton législatif autour des fonds spéciaux au Sénégal connaît un nouveau rebondissement. Alors que les députés s'étaient engagés depuis plusieurs semaines dans un bras de fer pour encadrer ces dépenses discrétionnaires, le Conseil constitutionnel a douché leurs ambitions le 25 août 2026. En rejetant la proposition de loi ordinaire portée notamment par Guy Marius Sagna, les Sages ont estimé que le régime des crédits publics relevait exclusivement d'une loi organique. Une décision qui contraint l'Assemblée nationale à repartir de zéro sur une base juridique différente, laissant en suspens la question cruciale du contrôle de plusieurs milliards de francs CFA. Chronologie d'un échec annoncé Une mobilisation parlementaire prometteuse Tout avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices.
Niger : le verrouillage informationnel du CNSP suscite des réactions et pose la question de l’après A la Une Par Oumou Salifou - 16 septembre 202624 septembre 20260 La décision du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) de mettre en place un nouveau cadre juridique pour la presse électronique et les médias étrangers ne passe pas inaperçue. Entre consternation, indignation et inquiétude, les réactions se multiplient, tandis que l'avenir de la liberté d'information au Niger apparaît plus incertain que jamais. Retour sur les retombées immédiates et les perspectives d'une mesure qui pourrait redessiner le paysage médiatique nigérien. Un tournant restrictif aux multiples conséquences En annonçant, à l'issue du Conseil des ministres, la création d'un nouveau cadre juridique pour la presse électronique et les médias étrangers, les autorités nigériennes ont voulu défendre l'espace virtuel du pays. Mais derrière l'argument de la souveraineté, c'est un tournant restrictif qui s'opère,
Mutinerie avortée à Niamey : le régime militaire nigérien vacille sous la pression Actualités Par Oumou Salifou - 16 septembre 202624 septembre 20260 La tentative de mutinerie survenue fin août à la base aérienne 101 de Niamey a laissé des traces profondes au sein de l’appareil sécuritaire nigérien. L’affrontement, marqué par l’usage d’armes lourdes, a coûté la vie à au moins 13 membres de la Garde présidentielle et fait de nombreux blessés. Bien que les forces de défense aient arrêté une vingtaine d’insurgés, cet épisode a révélé des failles structurelles dans une armée pourtant massive — déployée à grande échelle dans la lutte contre les groupes armés au Sahel. Dans un pays où plus de 37 % du budget national est alloué à la défense, cette crise interne inquiète profondément les 25 millions de Nigériens, déjà confrontés à l’instabilité sécuritaire de la zone
Raid aérien à la frontière algéro-nigérienne : 48 orpailleurs tués et une souveraineté nigérienne en lambeaux Actualités Par Oumou Salifou - 16 septembre 202624 septembre 20260 Un massacre d'orpailleurs dans le désert Le désert du Sahara a été le théâtre d'un drame effroyable à la frontière entre le Niger et l'Algérie. Un hélicoptère de combat de type Mi-171, appartenant à l'armée de l'air algérienne, a bombardé un site d'orpaillage artisanal, tuant au moins 48 civils. Ces chercheurs d'or, venus principalement du Niger et des pays voisins, tentaient leur chance dans ces gisements isolés. Selon des témoignages concordants, l'appareil a survolé la zone à basse altitude avant d'ouvrir le feu sur les installations de fortune et les véhicules stationnés. Pris au piège dans ce relief désertique sans abri, les orpailleurs n'ont eu aucune chance. Outre les décès confirmés, de nombreux blessés graves ont été transportés dans des conditions précaires
Au Burkina Faso, la mémoire de Thomas Sankara au cœur d’une tension entre l’État et sa famille Actualités Par Ali Mahamane - 16 septembre 202624 septembre 20260 Une mémoire disputée entre hommage officiel et héritage familial Au Burkina Faso, la figure de Thomas Sankara ne se limite plus à un simple souvenir historique. Elle occupe désormais une place centrale dans le discours politique du régime dirigé par Ibrahim Traoré. Derrière les cérémonies militaires, les hommages officiels et l'édification d'un mausolée, une interrogation demeure : le pouvoir actuel cherche-t-il à s'approprier progressivement l'image de Sankara afin de consolider sa propre légitimité ? Cette proximité ne relève pas uniquement de l'analyse des observateurs. Elle transparaît également dans la communication officielle des autorités. Depuis 2026, le gouvernement burkinabè organise chaque mois un cérémonial militaire dédié à Thomas Sankara, une initiative présentée comme prise sur instruction d'Ibrahim Traoré. Le discours officiel va plus loin
Gao : 167 civils massacrés et 127 motos incendiées par Africa Corps au bord du fleuve Niger Actualités Par Ali Mahamane - 16 septembre 202624 septembre 20260 Ce mardi 15 septembre 2026, aux premières lueurs du jour, la périphérie de Gao a été le théâtre d'un bain de sang. Une patrouille des mercenaires russes d'Africa Corps — la structure qui a remplacé le groupe Wagner sur le continent — a mené une opération d'une brutalité inouïe contre des civils sans défense. Le bilan est effroyable : 167 personnes exécutées sommairement et plus de 127 motos incendiées. Ce nouveau seuil dans l'horreur illustre la faillite sécuritaire et l'impasse des juntes militaires de la région. Une attaque au lever du jour sur les berges du Niger L'aube venait à peine de poindre sur Gao que des rafales d'armes automatiques et d'épais panaches de fumée noire s'élevaient au-dessus du fleuve Niger. Dans
Au Gabon, la dette publique retombe à 68,91 % du PIB après un audit d’envergure Économie Par Ali Mahamane - 16 septembre 202624 septembre 20260 Un stock de dette réévalué à 9 524,643 milliards de FCFA Le Gabon vient de franchir une étape décisive dans l'assainissement de ses comptes publics. À l'issue d'un audit minutieux clôturé au 31 décembre 2025, les autorités ont arrêté le stock consolidé de la dette à 9 524,643 milliards de francs CFA. Un chiffre bien en deçà des près de 11 700 milliards envisagés au lancement des travaux. Conséquence directe : le taux d'endettement s'établit désormais à 68,91 % du produit intérieur brut, contre 84,6 % auparavant. Soit une décrue de 15,69 points qui replace le pays sous le seuil communautaire de 70 % édicté par la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale. Comment l'audit a été conduit Lancés officiellement le 17
SOMAÏR : l’effondrement de la production d’uranium révèle un déficit technique criant Actualités Par Ali Mahamane - 15 septembre 202624 septembre 20260 Une chute vertigineuse de la production d'uranium au Niger La Société des mines de l'Aïr (SOMAÏR) devait incarner la souveraineté industrielle du Niger. Pourtant, les chiffres du premier trimestre 2026 sonnent comme un désaveu cinglant : la production d'uranium s'est effondrée de 83,3 %, passant de 186,3 tonnes à seulement 31,2 tonnes. Un effondrement spectaculaire qui met à nu les failles d'un modèle précipitamment présenté comme une réussite. L'excuse logistique : un paravent commode Pour expliquer ce désastre, les autorités brandissent aussitôt l'argument des « contraintes logistiques sur le corridor d'importation des intrants ». L'acheminement de l'acide sulfurique ou des pièces détachées rencontre certes des obstacles sur les routes traditionnelles, mais imputer la totalité de la débâcle aux transports relève d'une mauvaise foi
Digitalisation du foncier au Gabon : le Ministre de l’Économie rejoint le protocole avec SNEDAI GROUPE Économie Par Oumou Salifou - 15 septembre 202624 septembre 20260 Digitalisation du foncier au Gabon : le Ministre de l’Économie rejoint le protocole avec SNEDAI GROUPE par · 15 septembre 2026
Défections dans l’armée nigérienne : rébellions, sous-équipement et bavures d’Africa Corps Actualités Par Ali Mahamane - 15 septembre 202624 septembre 20260 Une armée qui se délite de l'intérieur La vitrine patriotique de la junte militaire nigérienne se fissure de façon spectaculaire. Un an et demi après le coup d'État du 26 juillet 2023, derrière le discours souverainiste du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), la réalité du terrain raconte une tout autre histoire. L'armée nigérienne ne subit pas seulement une pression sécuritaire asphyxiante aux frontières : elle s'effrite de l'intérieur. Les défections qui frappent ses rangs sont devenues le signe le plus probant que le général Abdourahamane Tiani est désormais rejeté par une large frange de ses propres troupes. La grande fuite : de l'uniforme aux groupes armés et au JNIM Ce qui était au départ des cas isolés d'insubordination s'est