Violences en rdc : bilan meurtrier des adf dans l’ituri et le nord-kivu
Des attaques meurtrières dans l’est de la République démocratique du Congo
Les Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé actif depuis les années 1990 dans l’est de la République démocratique du Congo, continuent de semer la terreur dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Selon les dernières estimations onusiennes, plus de 300 civils ont perdu la vie depuis le début de l’année 2026, victimes d’exactions ciblées et de violences arbitraires.
Une attaque récente aux conséquences dramatiques
Dans la nuit du 30 au 31 mai 2026, les ADF ont frappé le village de Ngadi, situé à proximité de Beni, dans le Nord-Kivu. Ce bilan humain est lourd : 15 civils et un soldat congolais ont été tués lors de cette embuscade. Les assaillants, connus pour leur brutalité, ont une fois de plus démontré leur capacité à frapper des zones considérées comme relativement calmes.
Une escalade de la violence en quelques jours
Les jours suivants, plusieurs autres attaques ont été recensées dans la région de Beni, faisant plus de 40 morts parmi les populations civiles en l’espace de trois jours. Ces événements rappellent l’urgence d’une réponse sécuritaire renforcée pour protéger les habitants de cette zone déjà fragilisée par des décennies de conflits.
Un groupe aux liens controversés avec l’État islamique
Depuis 2019, les ADF ont prêté allégeance à l’État islamique, qui les désigne comme sa « province d’Afrique centrale ». Cette affiliation a été revendiquée pour certaines attaques, soulignant l’évolution de la menace terroriste dans la sous-région. Malgré les opérations militaires menées par les autorités congolaises et leurs partenaires, les rebelles maintiennent une présence active, semant la désolation.