Explorer la littérature africaine à travers les mots de Roukiata Ouedraogo au Burkina Faso
Une plume burkinabè entre Ouagadougou et Paris : l’univers de Roukiata Ouedraogo
Première escale d’une série inédite dédiée aux auteurs et à leurs racines. Aujourd’hui, la parole est à Roukiata Ouedraogo, auteure et artiste aux multiples facettes, qui revient sur son parcours entre le Burkina Faso et la France. Un entretien intime à Ouagadougou, où elle évoque son enfance, ses débuts et ses engagements.
Une artiste aux multiples visages : auteure, humoriste et comédienne
« Je suis autrice, humoriste et comédienne franco-burkinabè. Mon enfance s’est déroulée entre Fada N’Gourma et Ouagadougou, avant que je ne m’installe en France au début des années 2000. Mon parcours artistique s’articule autour du théâtre, de l’écriture, de l’humour, de la radio et de l’engagement. »
Ses œuvres phares
Livres cités dans l’entretien :
« Dans sa petite chambre de bonne du 18ème arrondissement de Paris, Roukiata prépare ses bagages pour un retour au Burkina Faso. Entre les hauts colorés à offrir à ses cousines et le grille-pain à offrir à sa mère, elle évoque sa jeunesse à Ouagadougou, ses anecdotes de quartier et les ruses de son enfance pour échapper aux interdits parentaux. »
Avec des illustrations d’Aude Massot, son livre devient un hymne à l’enfance, la famille, l’amitié et la diversité. Un récit où se mêlent rires et émotions, des braiseurs de poulet aux coiffeuses de Château-Rouge en passant par les techniques de drague des jeunes du quartier et les défis pour assister au bal des bacheliers.
On rit beaucoup… mais pas que.
Une enfance burkinabè marquée par la résilience et l’amour familial
Avec une plume à la fois légère et nostalgique, Roukiata Ouedraogo raconte son enfance au Burkina Faso. Elle évoque les sécheresses, les pluies diluviennes, la chaleur humaine, mais aussi les défis comme la corruption et la pauvreté. Son récit met en lumière sa famille, notamment l’injustice subie par son père, et surtout sa mère, ce « roc » qui a élevé seule ses sept enfants en vendant des galettes au miel devant sa porte.
Ces galettes, pour Roukiata, resteront à jamais associées au goût de l’enfance et de la patrie. Une ode à la force des femmes burkinabè et à l’importance de la tradition dans la construction identitaire.
Illustration musicale : Ouagadougou – DESIRE SANKARA.