23 juillet 2026

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Trump envisage des frappes au Mali contre le groupe jihadiste JNIM

Une nouvelle cible pour les frappes américaines au Sahel

Les États-Unis pourraient bientôt ajouter le Mali à la liste des pays ciblés par leurs frappes militaires. D’après des informations récentes, l’administration de Donald Trump étudie la possibilité d’intervenir contre le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda, présent dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Cette initiative survient près de quatre ans après le retrait des forces françaises du territoire malien.

Selon des sources proches du dossier, aucune décision n’a encore été prise. Les discussions au sein de l’administration Trump sont en cours, avec des positions divergentes. Sebastian Gorka, conseiller à la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale, serait l’un des principaux partisans d’une intervention directe. D’autres responsables, en revanche, s’interrogent sur la pertinence d’une telle opération, soulignant les risques d’escalade.

Un huitième pays africain dans le viseur des États-Unis

Si cette hypothèse se concrétise, le Mali deviendrait le huitième pays africain visé par des frappes américaines depuis le début du second mandat de Donald Trump. Une décision qui marquerait un tournant dans la stratégie antiterroriste des États-Unis sur le continent.

Interrogée sur ce projet, la Maison Blanche n’a pas confirmé officiellement la possibilité de frappes. Cependant, un haut responsable a indiqué que Washington encourageait les pays d’Afrique de l’Ouest et du Nord à renforcer leurs moyens de lutte contre les groupes jihadistes en s’équipant auprès des États-Unis. Ce responsable a également qualifié la menace terroriste au Sahel de « problème transnational », soulignant la nécessité d’une réponse coordonnée.

Le JNIM, une menace en expansion au Sahel

Le JNIM est aujourd’hui considéré comme l’un des groupes armés les plus redoutables d’Afrique de l’Ouest. Initialement basé au Mali, il a étendu son influence dans plusieurs pays côtiers de la région, profitant de l’instabilité sécuritaire croissante. Les dernières années ont vu son pouvoir s’accroître, malgré les efforts internationaux pour le contenir.

Les risques d’un interventionnisme mal calculé

Plusieurs analystes spécialistes du Sahel mettent en garde contre les conséquences potentielles d’une intervention militaire américaine. Corinne Dufka, experte indépendante, a mis en lumière les dangers d’une approche purement militaire : « Une frappe ciblant les dirigeants du JNIM pourrait, contre toute attente, renforcer la radicalisation et compliquer toute tentative de déradicalisation future. »

Les critiques soulignent également l’échec des précédentes interventions dans la région. La France, après une décennie d’engagement militaire, a quitté le Mali, suivie par le déploiement de forces russes. Malgré ces efforts, la menace jihadiste persiste, voire s’étend. Certains craignent qu’une nouvelle campagne militaire ne fragilise davantage la stabilité locale, en alimentant les tensions et en favorisant l’émergence de groupes rivaux.

L’État islamique au Sahel, rival direct du JNIM, pourrait tirer profit d’un affaiblissement de ce dernier. Par ailleurs, une escalade des tensions avec les forces russes présentes au Mali n’est pas exclue. Malgré les promesses de Moscou en matière de lutte antiterroriste, les résultats restent mitigés, comme l’a souligné un responsable américain : « Les performances des interventions russes en Afrique suscitent des interrogations quant à leur efficacité réelle. »

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