24 juillet 2026

Eveil des Nations

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Transparence des mines d’or : Cameroun et RDC sous le feu des projecteurs

Exploitation de l’or : une gestion opaque au Cameroun et en République démocratique du Congo

Les revenus tirés de l’exploitation aurifère au Cameroun et en République démocratique du Congo (RDC) échappent trop souvent aux caisses publiques. Malgré les initiatives en cours, les résultats restent décevants, comme le révèle un récent rapport de l’Institut d’études de sécurité (ISS). Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2023, le Cameroun n’a déclaré que 22 kilos d’or exportés, alors que les importateurs étrangers en ont acheté 15 tonnes. Une disparité préoccupante qui interroge sur l’efficacité des mécanismes de contrôle et de redevabilité.

Un employé chinois d'une société minière conduit un bulldozer sur un site d'exploitation aurifère à Betare Oya, au Cameroun

Des revenus aurifères sous-évalués : un constat alarmant

Les données officielles de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) confirment une situation critique. Au Cameroun, les écarts entre les déclarations d’exportation et les achats réels par les partenaires internationaux soulèvent des questions sur la transparence des flux financiers. En RDC, où l’or représente une ressource majeure, les mêmes défis persistent. Les opérateurs, qu’ils soient nationaux ou étrangers, peinent à rendre des comptes aux populations locales.

Les revenus de l’or devraient bénéficier aux citoyens, mais les mécanismes de redistribution restent défaillants. Les rapports d’organisations indépendantes, comme celui de l’ISS, mettent en lumière ces dysfonctionnements et appellent à une remise en question urgente des pratiques en vigueur.

Vers une redevabilité accrue des acteurs miniers ?

Face à ces constats, des voix s’élèvent pour exiger une gestion plus rigoureuse du secteur. La professeure Aïcha Pemboura, chercheuse à l’Observatoire du crime organisé et de la violence en Afrique centrale, souligne l’urgence d’agir. Selon elle, les opérateurs miniers doivent assumer leurs responsabilités et contribuer pleinement aux recettes publiques.

Les pistes de solution ne manquent pas : renforcement des contrôles, publication systématique des données, et sanctions en cas de fraude. Sans une volonté politique affirmée, les pays comme le Cameroun et la RDC continueront de perdre des ressources précieuses, au détriment de leur développement.

Un enjeu économique et social

L’exploitation de l’or ne se limite pas à un simple bilan comptable. Elle impacte directement les communautés locales, souvent privées des retombées économiques promises. Les secteurs miniers africains doivent évoluer vers plus de transparence pour garantir une répartition équitable des richesses.

Les prochains mois seront décisifs pour voir si les gouvernements camerounais et congolais (RDC) prendront les mesures nécessaires. Le temps presse : chaque kilogramme d’or non déclaré représente une opportunité manquée pour les populations et une menace pour la stabilité économique de ces nations.

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