Partenariat scientifique Burkina Faso : le site de l’ANRS MIE expliqué International Par Oumou Salifou - 4 mars 202624 septembre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture11 min×1 Partenariat scientifique entre la France et le Burkina FasoDernière mise à jour en avril 2026Partager :Partager sur TwitterPartager sur LinkedinPartagercomprendre le partenariat scientifique franco-burkinabèLe partenariat scientifique franco-burkinabè repose sur deux structures majeures : le Centre Muraz de l’Institut national de Santé publique (INSP) situé à Bobo-Dioulasso et le Centre de Recherche international pour la Santé (CRIS/UO) de l’université Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou.Acteurs majeurs :ministère de la Santé du Burkina Faso, Centre Muraz/INSP, CRIS, PCCEI UMR 1058 Montpellier, ambassade de France au Burkina Faso, ANRS MIEObjectifs principaux :renforcer les collaborations internationales, soutenir les jeunes chercheurs, faciliter l’accès aux financements et moderniser les infrastructures de rechercheDomaines de recherche prioritaires :VIH, hépatites virales, papillomavirus humains, tuberculose, Covid-19, arbovirosesDécouvrir le réseau internationalen brefCréation2001ResponsablesDr Dramane Kania (coordinateur Burkina Faso), Pr Nicolas Nagot (coordinateur France)Sièges principauxCentre Muraz/INSP (Bobo-Dioulasso) et CRIS/UO (Ouagadougou), Burkina Fasohistorique du partenariat scientifiqueLes premières collaborations entre la France et le Burkina Faso en recherche médicale ont débuté en 1999. Le partenariat a été officiellement lancé en 2001 et consolidé en 2006 par un accord-cadre entre l’ANRS et le ministère de la Santé, centré sur le Centre Muraz à Bobo-Dioulasso.Cette collaboration s’est élargie avec l’intégration du Centre de Recherche Internationale pour la Santé (CRIS/UO) basé à l’université Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou.Ces dernières années, le partenariat s’est étendu aux maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes, en adoptant une approche One health pour répondre aux défis sanitaires régionaux et globaux.Le Centre Muraz et le CRISLe Centre Muraz, Direction technique de l’Institut national de Santé publique (INSP) à Bobo-Dioulasso, se consacre à la recherche, la formation et l’expertise dans quatre domaines principaux : maladies infectieuses, épidémies, santé sexuelle et politique de santé. Équipé d’un laboratoire de pointe pour le diagnostic et l’innovation, il abrite également un centre dédié à la gestion méthodologique des données de recherche.Le Centre de Recherche Internationale pour la Santé (CRIS/UO), basé à l’université Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou, vise à constituer une plateforme internationale de recherche et à former les professionnels de santé à la recherche médicale. Ses travaux portent sur le VIH/sida et la santé globale, en lien avec les enjeux sanitaires du Burkina Faso.frise chronologique des étapes clésgouvernance et équipes du partenariatCoordinateur Burkina Faso : Dr Dramane KANIACentre Muraz/INSP, Bobo-Dioulasso, Burkina FasoCoordinateur France : Pr Nicolas NAGOTPCCEI/UMR1058, Inserm, EFS, université de Montpellier, université des Antilles, FranceCoordinateur adjoint : Dr Désiré DAHOUROUInstitut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS), Bobo-Dioulasso, FranceCoordinateur honoraire : Pr Nicolas MEDACRIS/UO, Ouagadougou, Burkina FasoLe partenariat a été précédemment coordonné par le Pr Nicolas MEDA (coordinateur Burkina Faso) et le Pr Philippe VANDE PERRE (coordinateur France).Collaborateurs (liste non exhaustive)De nombreux partenaires œuvrent aux côtés du Centre Muraz et du CRIS à travers ce partenariat : universités, ONG, ministères, instituts de recherche, structures sanitaires et acteurs communautaires. D’autres collaborations institutionnelles, financières ou thématiques complètent ce réseau dynamique.Liste des collaborateurs du partenariat scientifique Burkina Faso.pdf611 Koactivités et réalisations du partenariatCollaboration avec les associations, acteurs de santé et décideurs dès la conception de projets pour optimiser la production et le transfert des connaissancesAnimation scientifique : organisation de journées thématiques réunissant chercheurs et professionnels de santé autour des priorités burkinabè et régionalesOuverture et renforcement de collaborations aux niveaux national (IRSS de Nanoro, Nouna, CNRFP, etc.), régional et international avec l’ANRS MIE, l’OMS et d’autres acteursFormation et renforcement des capacités des jeunes chercheurs (rédaction de projets, politiques sanitaires, transfert de connaissances, publications)Soutien aux équipes de recherche burkinabè pour répondre aux appels à projets et concrétiser des initiativesModernisation des infrastructures du Centre Muraz/INSP et du CRIS pour des recherches de qualité et une coordination efficaceÉvolution des axes de rechercheRecherche sur le VIH, les IST et les co-infectionsDepuis les années 1990, la collaboration franco-burkinabè en recherche médicale se concentre sur la prévention, le diagnostic et la prise en charge du VIH.Des essais thérapeutiques ont été conduits et se poursuivent, notamment sur la transmission mère-enfant (Kesho-Bora, Promise PEP, PREVENIR PEV, TRI MOM), l’observance et les thérapies antirétrovirales (THILAO, MOBIDIP, 2LADY), ainsi que le diagnostic de la tuberculose chez les enfants infectés par le VIH (PAANTHER).Les recherches sur la prévention du VIH et des IST dans les populations clés (cohortes Yérelon pour les travailleuses du sexe et CohMSM pour les HSH) ont évalué l’efficacité des stratégies comportementales et biomédicales.Les sciences sociales ont exploré l’accès aux soins des femmes séropositives et le vécu des malades. La recherche biologique a analysé la transmission du VIH, la résistance aux traitements, la diversité génétique du virus et l’impact des co-infections.Des études sur les hépatites virales ont révélé une forte prévalence du VHB et du VHC, incitant à des stratégies d’intervention ciblées (REVERSO).Recherche sur les maladies infectieuses émergentesDe nouveaux axes se sont développés, notamment sur les arboviroses (ARBOFASO) et le Covid-19, avec des études sur les traitements (COVERAGE Africa), le diagnostic et l’impact du virus selon une approche One Health.Priorités de recherche actuellesLes recherches menées par le partenariat et ses collaborateurs portent sur le VIH, les hépatites virales, le papillomavirus humain (HPV), la tuberculose, le Covid-19 et les arboviroses. Plusieurs domaines sont mobilisés : innovation, diagnostic, recherche clinique, fondamentale, santé publique et sciences sociales. Plus précisément :Recherche clinique : stratégies thérapeutiques allégées, diagnostic et prise en charge du cancer du col de l’utérus chez les personnes vivant avec le VIH, traitement des maladies émergentes (Covid-19), innovation diagnostique (VHB)VIH au cours de la vie : prévention de la transmission mère-enfant, adolescence, transition vers l’âge adulte, vieillissementPopulations vulnérables : HSH*, travailleuses du sexe, enfants des rues, usagers de droguesHépatites : épidémiologie de l’hépatite C et E, impact de l’environnement (VHB et aflatoxine)Quadruple élimination de la transmission mère-enfant (VIH, VHB, syphilis, maladie de Chagas)Maladies infectieuses émergentes : dengue, Covid-19 et préparation aux épidémies* hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes** prophylaxie pré-exposition*** infections sexuellement transmissiblesimpact et apports du partenariat scientifiqueLe partenariat a permis de renforcer les capacités de recherche du Centre Muraz et d’autres équipes burkinabè, favorisant l’innovation, la formation des jeunes chercheurs, l’élaboration de politiques sanitaires et l’engagement communautaire.Ce partenariat a contribué à la modernisation du Centre Muraz, qui a obtenu en 2018 le statut de Direction technique de recherche au sein de l’Institut National de Santé Publique (INSP). L’ANRS MIE a soutenu son équipement, incluant des espaces dédiés aux cohortes, un laboratoire de virologie moléculaire P2, un laboratoire d’immunologie et un centre de calcul.En 2021, grâce au partenariat, le Centre Muraz a intégré le réseau AFROSCREEN pour le séquençage des variants SARS-CoV-2 et d’autres pathogènes, avec l’installation d’une plateforme de génomique et l’acquisition d’un séquenceur Illumina MiniSeq.Le partenariat a également permis la création du CRIS/UO, facilitant la coordination des recherches à Ouagadougou.En collaboration avec l’université Nazi Boni (UNB) et l’UJKZ, le partenariat soutient la formation d’étudiants en master et doctorat, favorisant l’émergence de jeunes chercheurs qui animent désormais la recherche et orientent les politiques sanitaires sur les maladies infectieuses au Burkina Faso.Des chercheurs associés participent à divers groupes techniques nationaux et internationaux pour l’élaboration de recommandations, comme les Comités nationaux de surveillance des variants SARS-CoV-2, les groupes de validation des algorithmes de dépistage du VIH ou les réflexions de l’OMS sur les thérapeutiques VIH/hépatites/IST et l’allaitement.Le partenariat soutient également les associations et comités communautaires engagés contre le VIH et les hépatites virales au Burkina Faso. Ces acteurs jouent un rôle clé dans l’animation scientifique et la mise en œuvre de projets, notamment auprès des populations vulnérables.Malgré les défis géopolitiques, le Site partenaire continue de fédérer les acteurs de la recherche, valorisant les avancées réalisées et explorant de nouvelles perspectives pour le Burkina Faso et la région.ressources complémentairesActualitésAFROSCREEN : un programme de riposte contre la Covid-19L’Agence française de développement (AFD) et l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes s’associent à l’Institut Pasteur, à l’IRD et à 13 pays africains pour lancer AFROSCREEN. Ce projet répond à un besoin urgent de surveillance des variants du SARS-CoV-2 en Afrique.19 juillet 2021ActualitésRencontre avec Adama Sana : focus sur le projet COVID4PDécouvrez le parcours et les contributions d’Adama Sana dans le cadre du projet COVID4P, une initiative majeure pour comprendre l’impact de la Covid-19.18 octobre 2021ActualitésSurveillance des variants : l’importance du séquençage en AfriqueUne analyse publiée dans The Conversation France souligne l’importance cruciale du séquençage pour mieux surveiller les variants du SARS-CoV-2 en Afrique.10 janvier 2022ActualitésJournées scientifiques 2022 du partenariat ANRS au Burkina FasoLes 11es Journées scientifiques du site partenaire de l’ANRS au Burkina Faso ont mis en lumière plusieurs projets innovants : ORHEB, TRI-MOM et AFROSCREEN.22 novembre 2022articles précédentsarticles suivants Par Oumou Salifou — Grand reporter Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)InternationalTous les articles Oumou Salifou Journaliste Navigation Previous articleNiger : Washington finance le renforcement du système de santé à hauteur de 178 millions de dollarsNext articleCrise alimentaire en Somalie : l’alerte rouge du CICR face à la menace de famine