31 mai 2026

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Paris en liesse et tensions après le sacre historique du psg en ligue des champions

Paris en liesse et tensions après le sacre historique du PSG en Ligue des champions

Fumigènes, chants de victoire et intervention des forces de l’ordre : la capitale française a vibré samedi soir au rythme des célébrations et des excès suivant la deuxième couronne européenne du club parisien.

Dès la dernière séance de tirs au but validée, les Grands Boulevards ont retenti des « Sa-fo-nov » scandés à tue-tête. Les fumigènes, prêts à être allumés, confirmaient l’humeur festive des supporters, même si seule une minorité a pu assister en direct aux actions décisives, les écrans géants des bars bondés restant la seule alternative pour la majorité.

L’euphorie a cependant rapidement laissé place au chaos. Un raté décisif a déclenché une vague de panique, transformant les rues en terrain de fuite. Les CRS, présents en nombre, ont riposté avec des gaz lacrymogènes, dispersant la foule en un éclair. Les fêtards, les yeux irrités, ont couru se mettre à l’abri, tandis que les sirènes de police résonnaient dans un ballet infernal.

131 interpellations : un bilan en demi-teinte

Les Champs-Élysées, épicentre des célébrations, ont été le théâtre d’un ballet incessant entre supporters en liesse et forces de l’ordre. Malgré les fouilles systématiques aux accès du célèbre boulevard, des feux d’artifice ont fusé, illuminant la nuit parisienne. Les chants « Après tant d’années » et « Et Ousmane Ballon d’Or » ont rythmé les regroupements, interrompus çà et là par des charges des CRS, lacrymogènes à la main.

À la nuit tombée, le bilan s’est établi à 131 interpellations, un chiffre quatre fois inférieur à celui de l’année précédente, après la victoire face à l’Inter Milan. « Moins de débordements que l’an dernier, mais la soirée n’est pas encore terminée », confiait un CRS près de la rue du Colisée, sous le regard des véhicules de police encore en faction.

Des feux d'artifice éclatent devant les CRS, samedi soir à Paris.

La routine, peut-être, ou la canicule (37°C dans l’après-midi) a joué en leur faveur. « On a déjà vécu ça l’an dernier. Cette fois, le stress était moindre », analysait Benji, un habitué des célébrations. Des klaxons en écho rue La Boétie aux pétards explosant sur les Grands Boulevards, les stigmates de la fête s’affichaient déjà, même si l’aube n’avait pas encore pointé.

Des heures avant le coup d’envoi, des milliers de supporters avaient envahi les rues surchauffées, les maillots bleus et blancs dominant le paysage urbain. Les discussions ne tournaient qu’autour du match, comme ces anciens d’Ivry qui tablaient déjà sur une victoire : « Je reste à la maison, question de bon sens ! »

Les pétards, disponibles en ligne avant le match, avaient annoncé la couleur. En fin de soirée, un vieil homme, les yeux encore piquants à cause des résidus de gaz, murmurait à son voisin : « Je parie que c’est le PSG qui a gagné. » Sans l’ombre d’un doute.

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