Ousmane sonko s’exprime après son limogeage : tensions et silence radio avec le président
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Après son départ du gouvernement et l’exclusion de son parti, le PASTEF, de la nouvelle équipe ministérielle, Ousmane Sonko a rompu un silence qui durait depuis plusieurs semaines. Le leader politique a livré des propos sans détour, pointant du doigt les méthodes de travail du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, tout en insistant sur le caractère non personnel de ces désaccords.
Des critiques envers le Président sur l’absence de dialogue
Lors d’une prise de parole remarquée, Ousmane Sonko a exprimé son amertume face à la rupture des échanges avec Bassirou Diomaye Faye. « Le Président a refusé de me parler alors qu’il discute avec d’autres acteurs politiques », a-t-il souligné, soulignant un manque criant de communication au sommet de l’État. Ces déclarations reflètent une situation où les divergences stratégiques semblent s’être transformées en un fossé relationnel.
Une proximité passée qui s’effrite ?
Revenant sur la collaboration étroite qui unissait autrefois son parti et le président, Sonko a rappelé l’importance de l’unité politique qui a porté leur alliance. En wolof, il a martelé : « Manilén bou kenn dem, na Président nek si cotém, niou nek sunu côté », soit : *« Même si nous ne sommes plus du même bord, le Président et moi partageons la même vision pour le Sénégal. »* Une phrase qui résume à elle seule les tensions sous-jacentes.
Malgré ces remous, le leader du PASTEF a tenu à tempérer les spéculations sur une possible rupture définitive. « Nos échanges n’ont jamais été violents ou conflictuels », a-t-il affirmé, précisant que les désaccords actuels relèvent davantage de choix politiques que de tensions personnelles.
L’opposition, un bouc émissaire à écarter
Ousmane Sonko a vivement critiqué ceux qui cherchent à instrumentaliser les tensions au sein de l’exécutif. « Les véritables ennemis des Sénégalais ne sont ni le Président ni nous, mais bien la hausse des prix, les difficultés de transport et les défis du quotidien », a-t-il déclaré. Une sortie qui vise à recentrer le débat sur les priorités nationales plutôt que sur les luttes de pouvoir.
Ces prises de position surviennent dans un contexte où la recomposition du gouvernement alimente les spéculations sur l’avenir de la coalition présidentielle. Les observateurs s’interrogent désormais sur la capacité des deux hommes à surmonter leurs divergences et à préserver l’unité politique qui a marqué leur ascension.