3 juin 2026

Eveil des Nations

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Ousmane Sonko défie l’exécutif : la menace parlementaire brandie au Sénégal


La tension politique ne cesse de s’intensifier au Sénégal entre Ousmane Sonko et les sphères du pouvoir. Face à la presse, le dirigeant de Pastef a prononcé des déclarations d’une fermeté inédite depuis l’installation de la nouvelle équipe gouvernementale.

Fort de l’influence politique de sa formation à l’Assemblée nationale, l’ancien Premier ministre a revendiqué la possession d’un levier institutionnel capable de déstabiliser l’exécutif. « Nous détenons le contrôle de l’Assemblée nationale et je suis en mesure de renverser ce gouvernement dès demain », a-t-il affirmé avec conviction.

Poursuivant son argumentation, Ousmane Sonko a laissé entendre que la majorité parlementaire dont dispose son camp pourrait, si la décision était prise, répéter une telle démarche à plusieurs reprises. Ces propos illustrent l’ampleur de la confrontation politique qui s’est installée entre ceux qui furent jadis des alliés.

Malgré cette démonstration de force, le leader de Pastef assure ne pas vouloir provoquer une crise institutionnelle majeure. Selon ses dires, sa priorité demeure la préservation de la stabilité nationale et la poursuite du projet politique défendu par son parti.

« Notre objectif n’est pas de paralyser le pays », a-t-il insisté, tout en réaffirmant l’ambition de Pastef de mener à bien son programme politique au-delà de l’échéance présidentielle de 2029.

Ousmane Sonko a également garanti qu’il n’avait pas l’intention de transformer l’Assemblée nationale en un instrument de confrontation systématique contre le président Bassirou Diomaye Faye. Cependant, il estime que le pouvoir en place a déjà engagé les hostilités sur le terrain institutionnel, notamment par le biais de certaines actions initiées devant le Conseil constitutionnel.

L’ancien chef du gouvernement considère par ailleurs que les tensions actuelles viennent confirmer la justesse de son choix stratégique lors des dernières élections législatives, où il avait privilégié une candidature autonome de Pastef plutôt qu’une coalition électorale. Selon lui, cette option permet aujourd’hui au parti de conserver pleinement sa liberté d’action et son influence au sein de la majorité parlementaire.

Sur un ton résolument combatif, Ousmane Sonko a conclu en affirmant qu’il restait la cible d’un « système » déterminé à l’affaiblir politiquement, tout en se disant persuadé que les manœuvres dirigées contre lui n’aboutiront pas.

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