Nigeria : Boko Haram kidnappe des dizaines d’élèves dans le nord-est du pays
Parents wait outside the Government Science Secondary school in Kankara, in northwestern Katsina State, Nigeria on December 16, 2020. - Boko Haram on Tuesday claimed the abduction of hundreds of students, from Government Science Secondary school, looks on in Kankara, in northwestern Katsina State, Nigeria. (Photo by Kola Sulaimon / AFP)
Une attaque menée par des combattants de Boko Haram contre un lycée public à Lassa, dans l’État de Borno, au nord-est du Nigeria, a conduit à l’enlèvement de nombreux élèves. L’assaut a été lancé tôt le matin alors qu’une épreuve de biologie était en cours. Les assaillants ont fait irruption dans l’enceinte scolaire avant d’emmener un nombre important de jeunes.
Le porte-parole de la police de l’État de Borno, Nahum Kenneth Daso, a confirmé l’attaque. Il a précisé que les agresseurs étaient arrivés à moto, profitant de l’affluence du marché hebdomadaire de Lassa pour s’infiltrer discrètement. Un enseignant a perdu la vie lors de l’incident, tandis que plusieurs élèves ont été emmenés de force.
À la suite de cet enlèvement, les forces de sécurité nigérianes ont lancé une opération de poursuite. Le vice-commandant de l’opération Hadin Kai, Mohammed Musa Goni, a indiqué qu’un militaire a été tué lors d’un échange de tirs avec les assaillants près de la localité de Daggu. Il a également annoncé que dix lycéens ont été libérés au cours de l’intervention. Leur état de santé est bon, et ils bénéficient de soins médicaux ainsi que d’un soutien psychologique. Les recherches se poursuivent pour retrouver les autres otages et appréhender les responsables.
Boko Haram, actif dans le nord-est du Nigeria depuis le début des années 2000, mène une insurrection armée qui a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2009. Le groupe a également étendu ses attaques au Cameroun, au Tchad et au Niger. Les violences dans la région du lac Tchad ont coûté la vie à au moins 2 000 personnes et provoqué le déplacement de centaines de milliers de civils.