11 juillet 2026

Eveil des Nations

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Mariage au Cameroun : entre tradition familiale et liberté individuelle

Le mariage au Cameroun : un équilibre entre loi et coutumes

Au Cameroun, le code civil reconnaît officiellement le mariage comme une union fondée sur la liberté de choix et le consentement mutuel. Chaque citoyen dispose du droit inaliénable de sélectionner son ou sa partenaire et de s’engager librement dans cette alliance.

La législation camerounaise exige que ce consentement soit libre et éclairé, c’est-à-dire qu’il ne subisse aucune pression, menace ou manipulation. Pourtant, malgré cette protection légale, certaines traditions persistent et influencent encore le processus matrimonial.

Des traditions qui résistent au changement

Dans certaines communautés, notamment en région de l’Ouest-Cameroun, le choix du conjoint reste souvent entre les mains des familles. Cette pratique, bien que contestée par les jeunes générations, repose sur des critères précis : réputation des familles, lignée, et comportement des ancêtres.

Waffo Marie Chantal, originaire de cette région et installée à Yaoundé, explique : «Lorsque les parents sélectionnent une épouse pour leur fils, c’est avant tout pour le protéger des mauvaises influences. Ils analysent sur plusieurs générations les antécédents familiaux, vérifiant que la lignée n’est pas marquée par la paresse ou des comportements jugés inconvenants.»

Une fois la famille ciblée validée, les parents organisent des rencontres pour sceller l’alliance. Si les deux parties donnent leur accord, les futurs époux sont informés et le mariage est célébré selon les rites traditionnels. «Pour nous, le mariage ne concerne pas seulement deux individus, mais unit deux familles», souligne-t-elle.

Les jeunes Camerounais bousculent les us et coutumes

Face à ces traditions, une frange de la population, notamment les jeunes, revendique une autre vision du mariage. Audrey Wandji, habitante du quartier Biyem-Assi à Yaoundé, incarne cette modernité : «Nous ne sommes plus à l’époque où les parents décidaient à notre place. Je refuse catégoriquement qu’on me choisisse un mari. Je veux épouser l’homme que j’aime, celui que j’ai moi-même choisi, et pas celui qu’on m’impose», déclare-t-elle avec fermeté.

Cette génération aspire à un mariage basé sur l’amour et la compatibilité personnelle, loin des calculs familiaux ou des pressions sociales. Pour eux, l’autonomie dans le choix du partenaire est devenue une priorité, voire un symbole de leur émancipation.

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