Mali : tensions après une tentative d’assassinat visée contre Goïta, le Burkina suspend TV5monde International Par Ali Mahamane - 7 mai 202624 septembre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture3 min×1 Un climat de tension persistant à Bamako après les récents événements Depuis les violents affrontements du 25 avril à Bamako, une atmosphère de méfiance plane sur la capitale malienne. Les Forces armées maliennes ont révélé les détails d’une opération d’une extrême dangerosité, dirigée contre les plus hautes instances du pays. Parmi les victimes, le général Sadio Camara, figure centrale du pouvoir en place, a perdu la vie lors de ces attaques. Une attaque planifiée contre les autorités Lors d’une conférence de presse officielle, l’armée malienne a exposé les contours d’une tentative d’assassinat sophistiquée visant le président de la transition, Assimi Goïta. Selon les déclarations du commandant Djibrila Maiga, sous-directeur des relations publiques des forces armées, plusieurs engins explosifs improvisés ont été utilisés dans le cadre de cette opération. L’un d’eux aurait même été dirigé vers la résidence présidentielle, révélant l’ampleur de la menace. Cette manœuvre criminelle avait pour finalité de porter atteinte à la vie de nos dirigeants, a indiqué le commandant Djibrila Maiga, soulignant la gravité des intentions des assaillants. Le Burkina Faso prend des mesures radicales La réponse des autorités burkinabè ne s’est pas fait attendre. Le Conseil supérieur de la communication a décidé de suspendre la diffusion de TV5monde sur son territoire. La chaîne est accusée d’avoir relayé des contenus jugés complaisants envers le terrorisme et d’avoir contribué à saper la stabilité des institutions maliennes. Réactions contrastées dans les rues de Ouagadougou Dans la capitale burkinabè, les avis sont partagés. Certains citoyens approuvent cette décision, estimant qu’il est impératif d’empêcher la diffusion de messages perçus comme subversifs. Il est hors de question de tolérer la propagation de discours encourageant le terrorisme, déclare Flore Guigma, une habitante de Ouagadougou. D’autres, en revanche, critiquent une approche médiatique jugée dévalorisante envers les nations du Sahel. Ces chaînes internationales traitent systématiquement nos réalités avec une condescendance inacceptable, regrette Serge Théophile Bancé, un observateur local. Un espace médiatique de plus en plus restreint Reporters sans frontières a vivement dénoncé cette suspension, la qualifiant d’initiative arbitraire et soulignant qu’elle aggrave la réduction de l’accès à l’information au Burkina Faso. Depuis le début de l’année, plusieurs médias internationaux ont subi des restrictions similaires, incluant des titres comme Le Monde, LCI, France 24, RFI, BBC News et Voice of America. Par Ali Mahamane — Reporter Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)InternationalTous les articles