Mali : la boucle 225 kV Nord de Bamako sécurise son financement à 166 millions d’euros
Le Mali a validé la dernière phase de financement du projet de la boucle haute tension 225 kV Nord de Bamako (PBNB). Mobilisant un investissement total de 166 millions d’euros, la boucle Nord 225 kV doit constituer l’ossature principale d’alimentation de la capitale et de ses zones périurbaines. Selon la Banque Africaine de développement (BAD), le projet permettrait de raccorder 10 000 nouveaux foyers et petites entreprises, « tout en améliorant la qualité de l’alimentation électrique pour une quarantaine d’unités industrielles ».
Concrètement, le PBNB prévoit la réalisation d’une ligne 225 kV en double circuit, d’environ 103 km, reliant Kodialani, Kambila, Safo et Dialakorobougou. Le dispositif comprend également l’extension de deux postes existants et la construction de trois nouveaux postes de transformation, notamment à Safo et à Kénié.
Début juillet, le projet prend une tournure opérationnelle : le Conseil national de transition (CNT) du Mali valide les accords de prêts signés le 25 février 2026 entre la BAD et le gouvernement malien. Cette nouvelle ratification intervient à la suite de plusieurs autres dont l’accord de financement de la Banque islamique de développement (BID) pour 68 millions d’euros en décembre 2025, celui avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) qui promet 43,7 millions d’euros en mai 2025 et le financement initial de la Banque européenne d’investissement (BEI) qui s’était engagé à prêter 45 millions d’euros en décembre 2020.
L’enveloppe prêtée par la BAD sera délivrée par le biais de différents instruments financiers de l’institution. Le Fonds africain de développement, guichet de prêts à taux concessionnels de l’institution, a accordé un prêt de 30,8 millions d’euros tandis que la Facilité d’appui à la transition apporte un prêt de 16,6 millions d’euros. Le Fonds d’investissement climatique a octroyé un prêt de 4,4 millions d’euros ainsi qu’un don de 5,9 millions d’euros, auxquels s’ajoute un don de 1,9 millions d’euros du Fonds vert pour le climat. L’ensemble de ces financements représente 36,13 % du coût total du projet. Le gouvernement malien co-finance également l’opération à hauteur de 3,6 %.
« A terme, ces investissements faciliteront la transmission de l’énergie attendue de futures sources d’alimentation, notamment l’interconnexion Guinée-Mali, la ligne Manantali 2 et les centrales solaires prévues à Kambila et Safo », précise la BAD dans un communiqué.