18 septembre 2026

Eveil des Nations

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L’ingénierie durable au Bénin peut-elle enfin se passer d’expertise étrangère ?

Le Bénin peut-il un jour concevoir ses propres infrastructures sans dépendre de compétences importées ? C’est l’enjeu de taille qui se joue derrière le partenariat officialisé le 15 septembre 2026 entre le Sèmè City Institute of Technology (SCITI) et l’Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA). Les deux institutions ont signé une convention pour lancer le Master « Ingénierie de conception – parcours Ingénierie durable », un programme qui pourrait bien redessiner les contours de la formation technique nationale.

Un premier master pour le SCITI : le vrai tournant

Il s’agit ni plus ni moins du premier diplôme de niveau Master proposé par le SCITI, l’école d’ingénieurs logée au sein du pôle national d’innovation Sèmè City. Née d’une coopération entre l’État béninois et l’université française, cette formation délivre un diplôme international et vise à produire une nouvelle génération de cadres techniques directement sur le territoire national.

Ce que les étudiants vont réellement apprendre

Le cursus couvre l’intégralité du cycle de vie des produits et des infrastructures. Les apprenants seront formés à intégrer des critères environnementaux, économiques et de performance dès la phase de modélisation théorique. Une approche qui tranche avec les formations classiques centrées sur l’exécution.

Des concepteurs plutôt que des exécutants : l’ambition cachée

Derrière ce master se cache une stratégie plus large : la transformation économique et industrielle du Bénin. La sous-région a longtemps importé technologies et expertises pour ses grands chantiers. Cette fois, le gouvernement veut doter le pays d’ingénieurs capables de bâtir des solutions taillées pour les réalités locales.

Un levier pour les zones industrielles et l’innovation

L’objectif affiché est clair : renforcer le capital humain nécessaire au développement des zones industrielles, à commencer par la Zone Économique Spéciale de Glo-Djigbé (GDIZ). À terme, le Bénin entend s’ancrer parmi les hubs d’innovation technologique en Afrique de l’Ouest. Reste à savoir si ce pari sur la formation locale suffira à combler des décennies de dépendance.

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