20 mai 2026

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Le Sénégal face à un recul des réformes UEMOA en 2025 : analyse et perspectives

Bien que le marché commun de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) affiche une légère amélioration globale, le Sénégal a enregistré une régression notable en 2025 dans l’application des réformes communautaires. Nous explorons ici les facteurs derrière ce recul pour les nations africaines et les actions envisagées pour inverser la tendance.

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Malgré une appréciation générale positive de ses efforts, le Sénégal a constaté une légère baisse en 2025 concernant l’implémentation des réformes, politiques, programmes et projets communautaires initiés par l’UEMOA.

Lors de la phase politique de la 11e Revue annuelle des réformes UEMOA, qui s’est tenue sur le territoire sénégalais, le taux moyen de mise en œuvre a été officiellement établi à 76,45 % pour l’année 2025. Cela représente une diminution de 2,14 points par rapport à 2024, où ce taux atteignait 78,59 %. Cette année, l’évaluation a porté sur un ensemble plus vaste de 145 réformes, contre 132 lors de l’exercice précédent.

Ces données ont été rendues publiques à l’issue des délibérations ayant rassemblé les représentants de l’État sénégalais et la Commission de l’UEMOA. La session était présidée par Cheikh Diba, ministre des Finances et du Budget, en présence d’Abdoulaye Diop, président de la Commission de l’UEMOA.

Cheikh Diba a expliqué que cette régression s’explique principalement par un ralentissement dans la mise en œuvre des réformes liées à la gouvernance économique et à la convergence, qui ont reculé de 1,3 points de pourcentage. Les réformes sectorielles ont également enregistré une baisse significative de 6,03 points. Toutefois, cette performance contrastée a été partiellement compensée par une avancée de 0,91 point sur le marché commun.

Le ministre a précisé que les difficultés rencontrées dans les domaines de la gouvernance économique et de la convergence proviennent notamment du retard dans la soumission du rapport 2024 du Guichet unique de dépôt des états financiers (GUDEF) à la Commission de l’UEMOA, lors de la revue technique.

Malgré ce bilan global en demi-teinte, plusieurs secteurs clés ont démontré une progression encourageante. Une amélioration de 1,83 point de pourcentage a été observée dans l’harmonisation du cadre juridique, comptable et statistique des finances publiques. L’union douanière a progressé de 4,55 points, tandis que les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’environnement ont gagné 2,12 points. Le développement humain et social a affiché une hausse remarquable de 6,58 points, et les domaines de l’énergie et des mines ont avancé de 3,33 points.

Cheikh Diba a également mis en lumière les progrès les plus significatifs au niveau des réformes structurelles, notamment ceux touchant la culture africaine, le tourisme, l’artisanat, la qualité et le climat des affaires.

Des engagements fermes pour une meilleure trajectoire

Pour le ministre des Finances et du Budget, ces résultats, bien que comportant des points positifs, nécessitent une vigilance accrue et l’adoption de mesures correctives rapides. Le gouvernement sénégalais s’engage à prendre toutes les dispositions nécessaires pour consolider les acquis, optimiser les performances et corriger les lacunes identifiées au fil du temps.

Il a souligné l’importance des efforts à venir, notamment pour finaliser les processus de validation des documents, fournir les pièces justificatives requises, et assurer une exécution et un suivi rigoureux des programmes et projets communautaires.

La phase politique de cette revue a non seulement validé les conclusions de la phase technique, mais a aussi réaffirmé l’engagement de l’administration sénégalaise et des plus hautes autorités du pays envers l’application des réformes de l’UEMOA.

Cheikh Diba a conclu en estimant que, malgré les marges de progression toujours existantes, ces résultats s’inscrivent dans une dynamique plus large et encourageante observée au sein des autres États membres de l’Union, où des avancées notables ont également été réalisées dans la mise en œuvre des réformes.

Le ministre a rappelé que, pour le Sénégal, le renforcement de l’intégration régionale demeure une priorité absolue. Dans cette optique, les conclusions de cette phase politique seront présentées au Premier ministre Ousmane Sonko lors d’une prochaine audience qu’il accordera au président de la Commission de l’UEMOA, marquant l’importance de cette actualité panafricaine pour l’éveil politique Afrique.

UEMOA

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