Jeunes de Kinshasa exigent des garanties avant toute réforme constitutionnelle en rdc
Jeunes de Kinshasa fixent les conditions pour une réforme constitutionnelle en RDC
- Politique
À Kinshasa, une organisation de jeunes a pris position sur le débat brûlant autour de la réforme constitutionnelle en République Démocratique du Congo. Lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi, cette structure a rappelé que toute modification de la Loi fondamentale doit répondre à des exigences strictes pour servir l’intérêt général.
Trois conditions non négociables avant toute réforme
La Nouvelle Génération Congolaise a clairement défini trois critères essentiels avant d’envisager un changement constitutionnel :
- Une nécessité démontrée : La réforme doit répondre à un problème concret et urgent pour la population, avec des arguments tangibles et transparents.
- Un large consensus national : Les discussions doivent impliquer tous les acteurs politiques et sociaux pour éviter les divisions et les manipulations.
- Un climat politique apaisé : Les tensions et les rivalités doivent être surmontées pour garantir un processus démocratique et inclusif.
Des questions qui restent en suspens
Le porte-parole de l’organisation, Mukenge Totoro, a interrogé la pertinence d’une réforme à ce stade :
« Pourquoi modifier la Constitution aujourd’hui ? Quels défis spécifiques cette réforme prétend-elle résoudre ? Quel sera l’impact concret sur la vie des Congolais ? Qui tirera réellement profit de ce changement : le peuple ou des intérêts politiques particuliers ? Comment s’assurer que cette réforme renforce la démocratie plutôt que de servir des ambitions personnelles ? »
Ces interrogations, selon lui, restent sans réponse claire, alimentant ainsi la méfiance et les divisions au sein de la société.
Un appel à la jeunesse congolaise
La Nouvelle Génération Congolaise a également interpellé la jeunesse du pays, l’exhortant à ne pas se laisser instrumentaliser comme simple force de mobilisation électorale. Elle doit, au contraire, devenir un acteur clé de réflexion, de proposition et de contrôle citoyen pour transformer la nation.
Réaction à la journée « ville morte »
Concernant l’appel à la journée « ville morte » lancé par l’opposition pour rejeter le projet de réforme constitutionnelle, l’organisation a reconnu le droit à la contestation, tout en insistant sur la nécessité de privilégier le dialogue et les réformes constructives pour éviter les tensions inutiles.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la classe politique congolaise est fortement polarisée sur la question du changement de la Constitution, un sujet qui cristallise les tensions depuis plusieurs semaines.