« Je n’aurais jamais pu imaginer une telle quantité d’amour » : les adieux pleins d’émotion de Pep Guardiola pour son dernier match à la tête de Manchester City


« Je n’aurais jamais pu imaginer une telle quantité d’amour » : les adieux pleins d’émotion de Pep Guardiola pour son dernier match à la tête de Manchester City
À l’occasion de son dernier match sur le banc de Manchester City, dix ans après son arrivée, Pep Guardiola n’a pas caché son émotion. La défaite face à Aston Villa (1-2), dimanche, était anecdotique alors que Bernardo Silva et John Stones ont eux aussi fait leurs adieux à l’Etihad Stadium.
C’est un peu avant l’heure de jeu, dimanche, pendant Manchester City-Aston Villa (1-2), que Pep Guardiola a fendu une première fois l’armure. Auparavant, il n’avait laissé filtrer pratiquement aucune émotion à l’occasion de son 593e et dernier match sur le banc des Sky Blues. Avant le coup d’envoi, il avait à peine réagi quand des applaudissements nourris avaient salué son entrée sur le terrain, ou quand on homologue du jour, Unai Emery, lui avait remis un trophée pour marquer son départ de Premier League.
Plus étonnant encore, Guardiola n’avait pas célébré l’ouverture du score de son équipe, signée Antoine Semenyo (1-0, 23e). Mais c’est donc à la 59e minute, quand Bernardo Silva a été suppléé par Mateo Kovacic, qu’on a vu soudainement des larmes apparaître sur le visage du manager de City. Il faut dire que l’ancien Monégasque, le joueur qui a disputé le plus de rencontres sous les ordres du Catalan tous clubs confondus (460), prenait part à son dernier match sous les couleurs mancuniennes, ce qui lui a valu une haie d’honneur composée à la fois de ses coéquipiers et de ses adversaires au moment de quitter le terrain.
Ederson et Gündogan honorés eux aussi, un an après leur départ
À la 78e, John Stones, pour les mêmes raisons, a été accompagné du même rituel lors de son remplacement. Et, là encore, son coach a semblé profondément ému, ne tenant évidemment pas rigueur au défenseur anglais de son implication dans les buts encaissés par City, signés Ollie Watkins (47e, 61e).
De toute façon, l’enjeu sportif du match demeurait très limité (les Sky Blues étaient assurés de terminer deuxièmes de Premier League) et les 60 332 spectateurs présents à l’Etihad Stadium se souviendront surtout des multiples hommages qui ont été proposés par le club après le coup de sifflet final, en l’honneur notamment de Bernardo Silva et de Stones, mais aussi d’Ederson et d’Ilkay Gündogan, qui avaient quitté City l’an dernier.
« Ils savent qu’ils ont une grande responsabilité, celle de maintenir nos standards »
Pep Guardiola, à propos des joueurs de Manchester City
La cérémonie s’est conclue par un discours de Guardiola depuis le centre de la pelouse, qui a mis en garde ses joueurs avec le sourire, leur promettant qu’il continuerait à les surveiller du haut de la tribune du stade qui porte désormais son nom : « Ils savent qu’ils ont une grande responsabilité, celle de maintenir nos standards. »
Peinant parfois à trouver ses mots sous l’effet de l’émotion, il a également salué les supporters de City : « Je n’aurais jamais pu imaginer une telle quantité d’amour, ça a été un honneur incroyable, immense, d’être votre entraîneur. » L’image du technicien obsédé par le jeu, parfois jusqu’à l’excès, qu’il a souvent renvoyée pendant dix ans et qui était encore la sienne moins de deux heures auparavant, semblait alors bien loin.