23 juin 2026

Eveil des Nations

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Investissement majeur de la banque mondiale pour l’eau et le climat au Tchad

Le Tchad reçoit un soutien financier historique de la part du Groupe de la Banque mondiale pour faire face aux défis croissants liés à l’accès à l’eau potable et aux impacts du changement climatique. Un don de 160 millions de dollars, octroyé par l’Association Internationale de Développement (IDA), vise à transformer les conditions de vie dans plusieurs provinces vulnérables du pays.

Un projet ambitieux pour la sécurité hydrique et la résilience climatique

Ce financement s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la sécurité de l’eau et à la résilience au Tchad (PASER), une initiative conçue pour renforcer la stabilité des communautés exposées à la fragilité, aux variations climatiques brutales et aux déplacements forcés. Le projet cible des infrastructures essentielles et des services adaptés aux réalités locales, permettant ainsi aux populations de mieux résister aux chocs climatiques.

Les priorités du PASER incluent la gestion durable des ressources en eau, le renforcement des capacités locales et l’amélioration des conditions de vie dans les zones les plus exposées aux sécheresses récurrentes, aux inondations dévastatrices et à la dégradation des sols. Ces mesures visent à réduire les tensions communautaires liées à l’accès aux ressources naturelles, un enjeu crucial dans un contexte où plus de 1,3 million de réfugiés soudanais ont trouvé refuge dans l’est du Tchad.

Des retombées directes pour les populations et l’économie locale

Avec un impact prévu sur un million de personnes, dont 50,6 % de femmes, ce projet s’annonce comme un levier de développement et de cohésion sociale. 80 millions de dollars du financement total proviennent de la Fenêtre pour les communautés hôtes et les réfugiés (WHR), soulignant l’engagement à soutenir à la fois les populations locales et les déplacés.

Farouk Mollah Banna, représentant résident de la Banque mondiale au Tchad, souligne : « Dans un contexte où la pression sur les ressources naturelles alimente les conflits entre communautés, cette opération redonne espoir en restaurant l’accès à l’eau et en consolidant la confiance dans l’avenir. Elle traite les causes profondes de l’instabilité, comme les inégalités régionales, le manque d’opportunités économiques et les rivalités autour des ressources. »

Une stratégie alignée sur les priorités nationales

Le PASER s’aligne parfaitement sur le Plan national de développement (Chad Connexion 2030 – Programme 15), qui marque une volonté claire de passer d’une logique d’assistance humanitaire à une approche intégrée, centrée sur le développement et la résilience. Ce projet illustre comment les investissements ciblés peuvent devenir des outils de paix et de prévention dans des environnements parmi les plus fragiles au monde.

Hawa Cissé Wagué, directrice de division par intérim de la Banque mondiale pour le Tchad, ajoute : « Cette opération démontre comment les financements de développement, lorsqu’ils sont bien orientés, peuvent transformer des zones de tension en espaces de stabilité et d’inclusion. Elle accompagne le Tchad dans sa quête de résilience et de prospérité partagée. »

Couverture géographique et impact social

Les bénéfices du projet s’étendront à plusieurs provinces accueillant des réfugiés, ainsi qu’à la capitale, N’Djamena, et à d’autres localités exposées aux risques climatiques. En ciblant les femmes et les communautés les plus vulnérables, le PASER contribue à réduire les inégalités et à renforcer la cohésion sociale dans un pays où la résilience est devenue une nécessité absolue.

Un financement historique pour sécuriser l'accès à l'eau et renforcer la résilience climatique au Tchad
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