21 juin 2026

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Haut-Uele : le gouvernorat dément fermement les allégations de complicité entre Jean Bakomito et Corneille Nangaa

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La Cellule de communication du gouvernorat du Haut-Uele a réagi avec fermeté aux allégations de complicité entre le gouverneur Jean Bakomito Gambu et Corneille Nangaa, notamment en ce qui concerne l’insécurité à Isiro. Ces accusations, relayées par certains médias, ont poussé Muammar Awoni, chef de cette Cellcom, à publier une mise au point détaillée pour clarifier la situation.

Dans sa déclaration, la Cellule de communication a d’abord réfuté l’idée d’une paralysie des activités économiques à Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uele, le 17 juin 2026. Elle a souligné qu’une vérification auprès des acteurs locaux ne corrobore pas cette information, la qualifiant de dénuée de tout fondement factuel.

Concernant l’absence présumée d’activités scolaires, le gouvernorat a rappelé que le mois de juin correspond généralement à la fin de l’année académique en République Démocratique du Congo, expliquant ainsi la faible affluence dans les établissements. De plus, aucune marche n’aurait été organisée à Isiro à la date mentionnée, contredisant les rapports initiaux.

La Cellcom a ensuite interrogé la base objective des accusations liant le gouverneur Jean Bakomito Gambu à Corneille Nangaa. Elle a insisté sur l’engagement indéfectible du gouverneur en faveur du rétablissement de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du Haut-Uele. Jean Bakomito est présenté comme une figure majeure de la Grande Orientale, multipliant les efforts de sensibilisation des populations contre les manœuvres des ennemis de la République, notamment ceux qui s’alignent avec Paul Kagame, dont Corneille Nangaa. Ce dernier est largement perçu par de nombreux Congolais comme l’un des principaux instigateurs des violences meurtrières perpétrées dans l’Est du pays par l’AFC/M23.

La situation sécuritaire à Isiro, perturbée un temps par des actes de banditisme urbain, est désormais maîtrisée, sans signalement de cas majeurs d’insécurité. Dans le territoire de Watsa, et plus particulièrement à Mungbere, où des incursions d’éléments présumés des ADF avaient été rapportées, la sécurité est sous le contrôle des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), grâce à leur professionnalisme. La présence du Chef d’État-Major Général Adjoint des FARDC, en charge des opérations et du renseignement, témoigne de l’attention particulière que le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, accorde à cette question cruciale. Les opérations de ratissage se poursuivent activement pour garantir une paix durable et faciliter le retour des populations déplacées.

Dans le cadre de cet effort sécuritaire, le gouverneur Jean Bakomito Gambu a apporté un soutien significatif aux FARDC en leur fournissant plusieurs véhicules et d’importants moyens logistiques, renforçant ainsi l’efficacité des opérations sur le terrain.

Au vu de ces éléments, les accusations portées contre l’autorité provinciale apparaissent sans fondement et semblent plutôt viser à ternir son image publique. Le gouverneur Jean Bakomito Gambu reste un défenseur inébranlable de sa province face aux menaces contre la République. Malgré les campagnes de diabolisation, il demeure résolu à contrecarrer toute tentative de déstabilisation du pays. Il poursuit son action en ligne avec la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour la consolidation de la paix, de la sécurité et du développement de la République Démocratique du Congo.

Cependant, il est important de noter une divergence dans les communications officielles. Alors que la Cellule de communication démentait toute paralysie à Isiro le 17 juin, le ministre provincial de la Communication et Médias, porte-parole du Gouvernement, ARAMA ODINGO-KIRO Emmanuel, avait précédemment reconnu qu’une « journée de paralysie des activités » avait pu avoir lieu, tout en précisant qu’elle ne saurait être interprétée comme une preuve de complicité du gouverneur avec un mouvement armé. Cette nuance met en lumière la complexité de la situation sur le terrain et la diversité des interprétations.

Il convient également de souligner que les allégations de connivence avec Corneille Nangaa ont été rapportées comme des rumeurs circulant au sein de l’opinion publique, et non comme des accusations directes formulées par des médias. La réaction du gouvernorat s’inscrit donc dans une démarche de clarification face à ces bruits de couloir, cherchant à couper court aux spéculations et aux fausses informations.

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