Fonds politiques au Sénégal : Abdourahmane Diouf relance le débat sur l’acquisition de véhicules
Abdourahmane Diouf, ministre, a récemment apporté de nouvelles précisions dans la controverse autour de l’utilisation des fonds politiques à la Primature au Sénégal. Il a réagi ce mardi aux déclarations d’Ousmane Sonko, alors Premier ministre, concernant l’acquisition de véhicules via ces mêmes fonds.
Les interrogations d’Abdourahmane Diouf sur les véhicules d’État
Le ministre Diouf a partagé son expérience personnelle pour illustrer la situation. Alors qu’il était en charge du portefeuille de l’Enseignement supérieur, son véhicule de fonction serait tombé en panne alors qu’il se rendait à un match de l’équipe nationale du Sénégal, juste avant un remaniement ministériel. Il a décrit l’état du parc automobile de l’époque comme « brinquebalant » lors d’une intervention sur Solo Média.
Plus de 900 millions de FCFA pour des voitures de luxe
Selon Abdourahmane Diouf, Ousmane Sonko, en sa qualité de Premier ministre, aurait initialement interdit tout achat de véhicules. Cette directive contraste fortement avec ses déclarations ultérieures sur l’acquisition de nouvelles voitures. Le ministre Diouf avance que la même année, Ousmane Sonko aurait déclaré avoir alloué plus de 900 millions de FCFA, tirés des fonds politiques, pour l’achat de véhicules.
Diouf insiste sur la nature particulière de ces acquisitions. Il s’agirait, d’après ses dires, de « Maybach, des voitures de luxe », dont l’achat aurait été financé par des fonds politiques.
Le cadre réglementaire en question
Le ministre soulève également des doutes quant à la conformité de ces acquisitions avec les règles administratives. Il estime que la réglementation ne permettrait pas à l’État d’acheter des biens d’occasion. Il suggère par ailleurs que les véhicules en question pourraient être des biens récupérés par l’État.
Ces révélations s’inscrivent dans un contexte de débat institutionnel et politique intense au Sénégal, centré sur l’utilisation des fonds politiques et la gestion des crédits spéciaux. Les affirmations d’Abdourahmane Diouf concernant le montant de plus de 900 millions de FCFA, la catégorie précise des véhicules et les modalités d’acquisition requièrent une vérification approfondie à travers les documents administratifs et financiers pertinents afin de clarifier les conditions réelles de ces transactions.