Esclavage arabe : le président burkinabè Ibrahim Traoré dénonce les pratiques historiques et l’islam radical International Par Ali Mahamane - 22 juillet 202624 septembre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture3 min×1 Le capitaine Ibrahim Traoré brise le silence sur l’esclavage arabe en Afrique et critique l’islam radical Lors d’une intervention télévisée remarquée, le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, a abordé un sujet longtemps tabou sur le continent : l’esclavage exercé par des puissances arabes à l’encontre des populations africaines à travers les siècles. Cette prise de parole audacieuse a suscité des réactions immédiates, notamment au sein du monde musulman. Une vérité historique longtemps occultée Dans son allocution, Ibrahim Traoré a rappelé avec fermeté l’histoire douloureuse de l’esclavage perpétré par certaines civilisations arabes envers les peuples africains. Ces pratiques, remontant à des siècles, ont marqué durablement les relations entre l’Afrique et le monde arabo-musulman. « Ces crimes ne peuvent plus être ignorés ni minimisés », a-t-il déclaré, soulignant l’urgence d’une reconnaissance historique. Une attaque frontale contre l’islam radical Au-delà du constat historique, le chef de l’État burkinabè a lié cette question à la menace actuelle de l’islam radical en Afrique. Selon lui, les dérives extrémistes qui gangrènent plusieurs régions du continent trouvent en partie leur origine dans une interprétation déformée de l’histoire et des textes sacrés. « L’islam radical prospère sur l’ignorance et le refoulement du passé », a-t-il affirmé, appelant à une refonte des enseignements religieux pour éviter de nouvelles dérives. Les réactions dans le monde musulman Les propos d’Ibrahim Traoré ont rapidement suscité des réactions contrastées. Certains leaders religieux et intellectuels musulmans ont salué son courage, tandis que d’autres ont dénoncé une instrumentalisation politique d’un sujet sensible. Au Burkina Faso, la population réagit avec un mélange d’admiration pour son franc-parler et de craintes quant aux tensions communautaires que ces déclarations pourraient engendrer. Un débat qui dépasse les frontières du Burkina Faso Cette prise de position du président burkinabè s’inscrit dans un contexte plus large de montée des nationalismes en Afrique. Nombreux sont les dirigeants du continent qui appellent à une réécriture de l’histoire africaine, libérée des récits coloniaux et des interprétations étrangères. Ibrahim Traoré, figure montante de cette dynamique, mise sur la souveraineté culturelle et historique pour renforcer l’unité africaine. Alors que le débat sur l’esclavage arabe et ses conséquences contemporaines gagne en intensité, une question reste en suspens : cette parole audacieuse suffira-t-elle à faire évoluer les mentalités, ou ne restera-t-elle qu’un écho isolé dans un océan de silence ? Par Ali Mahamane — Reporter Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)InternationalTous les articles