Crise politique au Sénégal : sonko tente d’apaiser les tensions Politique Par Oumou Salifou - 7 juin 202624 septembre 20260 Enregistrer en PDFÉcouter la lecture3 min×1 crise politique au Sénégal : sonko tente d’apaiser les tensionsSur place, les observateurs s’interrogent sur l’équilibre des pouvoirs au Sénégal. Alors que le nouveau gouvernement se met en place, la question d’une motion de censure plane-t-elle ? Aucun texte définissant une déclaration de politique générale n’a été officiellement annoncé. Pourtant, cette pratique, bien que non imposée par la loi, reste une tradition dans l’hémicycle. C’est précisément lors de cette étape que le Premier ministre pourrait solliciter la confiance des députés. Par ailleurs, une motion de censure peut être déposée à l’initiative des élus, à condition de réunir le soutien d’un dixième de l’Assemblée nationale.Ousmane Sonko a choisi d’adopter un ton conciliant ce week-end. Face aux doutes qui s’installent, il a tenu à clarifier la situation : « Il n’y a pas de crise institutionnelle au Sénégal. Cette nouvelle répartition des rôles a déjà été observée ailleurs, sans éclats médiatiques. Le peuple sénégalais a fait le choix de confier l’exécutif à une équipe, et le législatif à une autre. Certes, des désaccords existent entre certains acteurs politiques, mais l’État du Sénégal, ses institutions, sa sécurité et sa stabilité ne sont aucunement menacés aujourd’hui. »Un discours rassurant qui contraste avec les réalités d’un divorce politique consommé. Moussa Diaw, analyste politique, tempère les craintes d’un conflit ouvert : « Sur le plan politique, cette situation n’est avantageuse pour personne. Pour Sonko en particulier, cela pourrait lui valoir une image de bloqueur. Je suis convaincu qu’ils éviteront une confrontation directe et privilégieront une collaboration, tout en respectant scrupuleusement les attributions de chacun. »L’expert pointe néanmoins des sources potentielles de tensions, comme les négociations en cours avec le Fonds monétaire international concernant la dette publique ou les procédures judiciaires liées aux victimes des récentes manifestations politiques. En interne, plusieurs dossiers sensibles attendent une résolution : le statut des ministres dissidents ainsi que celui de Bassirou Diomaye Faye, toujours président d’honneur du parti au pouvoir. Ousmane Sonko a également réaffirmé l’engagement à respecter le calendrier électoral, avec l’organisation des élections locales prévue en janvier 2027. À ce jour, aucun décret n’a été publié pour officialiser cette date. Par Oumou Salifou — Grand reporter Fils d'actualité (RSS)Ajoutez nos flux XML à votre agrégateur RSS (Feedly, Inoreader, Thunderbird...)PolitiqueTous les articles Oumou Salifou Journaliste Navigation Previous articleBac i 2026 au Togo : 55 707 candidats réussissent, un taux record de 73,05 %Next articleSénégal : la rupture entre Sonko et Diomaye se confirme