1 juin 2026

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Crise humanitaire en afrique de l’ouest et du centre : l’ONU sonne l’alerte et réclame 5,1 milliards de dollars

Crise humanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre : l’ONU alerte sur l’urgence d’agir

En 2026, 24 millions de personnes vulnérables en Afrique de l’Ouest et du Centre nécessiteront une aide humanitaire urgente. Face à cette situation alarmante, l’Organisation des Nations Unies (ONU) et ses partenaires lancent un appel à hauteur de 5,1 milliards de dollars dans le cadre de l’appel humanitaire mondial de 33 milliards de dollars.

Selon Charles Bernimolin, Chef du Bureau régional d’OCHA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, « sans ressources urgentes, les familles feront face à davantage de faim, de déplacements et de risques accrus de protection ». Cette crise, qui s’aggrave d’année en année, touche désormais 42 millions de personnes au Burkina Faso, au Cameroun, au Mali, au Niger, au Nigéria, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo et au Tchad.

Une région sous pression : conflits, déplacements et catastrophes naturelles

La situation humanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre est marquée par une multiplication des crises :

  • Conflits persistants : les violences au Sahel central (Burkina Faso, Mali, Niger) s’étendent au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo et en Mauritanie, tandis que le bassin du lac Tchad et le Soudan exacerbent les déplacements forcés.
  • Catastrophes environnementales : en 2025, des pluies intenses et des inondations ont affecté plus de 2 millions de personnes dans 12 pays, détruisant les cultures et les infrastructures essentielles.
  • Déplacements massifs : la région compte désormais 12,7 millions de déplacés internes et 3,7 millions de réfugiés et demandeurs d’asile, majoritairement des femmes et des enfants, souvent victimes de violences et d’exploitation.

Le changement climatique aggrave cette vulnérabilité, rendant les populations encore plus exposées aux risques.

Financement insuffisant : des conséquences dramatiques

Malgré une générosité notable des donateurs en 2025, les opérations humanitaires restent sous-financées. Sur les 7,8 milliards de dollars nécessaires, seulement 1,8 milliard ont été collectés, soit 24 % des besoins.

Ces déficits de financement ont des répercussions immédiates :

  • En République centrafricaine, le nombre de personnes recevant une aide en espèces a chuté de 75 %.
  • En République démocratique du Congo, 85 % des personnes ciblées pour une aide abri n’ont reçu aucun soutien.
  • Des millions de personnes restent sans accès aux soins, à l’éducation ou à la sécurité alimentaire.

À ce jour, 19 millions de personnes ont pu bénéficier d’une assistance humanitaire, mais « le manque de financement a empêché d’en atteindre plusieurs millions d’autres », soulignent les agences humanitaires.

Un appel à briser l’indifférence et à agir ensemble

Face à l’ampleur de la crise, l’ONU et ses partenaires appellent à une mobilisation internationale accrue. « La souffrance des populations ne peut plus être ignorée », insiste Charles Bernimolin. Sans une réponse financière urgente, les conséquences humanitaires, sociales et économiques seront désastreuses pour toute la région.

Les acteurs humanitaires continuent de travailler pour répondre aux besoins prioritaires, mais leur capacité d’action dépend désormais de la générosité des donateurs et de la volonté politique des États.

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